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6 mai 2014

Orgasmique



Malheur de malheur... Je vais finir grillée en enfer pour avoir succombé à la tentation : gourmandise, envie, avarice, paresse, colère, j'ai réussi à avoir le quinté dans l'ordre des péchés capitaux.

Au ciné la semaine dernière, je craque pour une petite glace. Pas envie d'un Magnum, j'opte pour un (tout petit) pot de Ben & Jerry's. D'habitude, je prends Chunky Monkey (à la banane, une tuerie) mais y'en n'a plus.... Je suis effondrée. La barmaid du ciné me dit "on a une nouveauté, il parait qu'elle est très bonne"...

Allez, va pour la nouveauté. Lorsque j'ai décalotté (pardon, décapsulé) le pot, plongé la mini-spatule en bois dans la glace et fourré le tout dans ma bouche (ah, j'ai oublié la luxure), j'ai cru que j'allais défaillir. Laisse-moi t'introduire Ben & Jerry's Peanut Butter Cup. Une glace crémeuse au beurre de cacahuète avec des morceaux ÉNORMES de peanut butter cup à l'intérieur. Gros comme la moitié de mon pouce. Sans déconner.

Tu dis que tu sais pas ce que c'est le "peanut butter cup" ? Le peanut butter cup est une spécialité d'outre-Atlantique ayant pour caractéristiques de cumuler un nombre incroyable d'OGM (probablement), un taux de matière grasse et de sucre à faire syncoper un diététicien MAIS une jouissance ultime lorsque tu le manges.


D'ailleurs, va faire un tour sur Pinterest ICI, et je parie que tu vas baver sur ton clavier...

Donc, revenons à nos bisons.

En sortant du ciné, telle une junky, je suis allée au Carrefour Market pour en acheter un pot. Un grand cette fois que j'ai rapporté à la maison honteuse en le planquant sous mon manteau, après avoir payé le caissier sans enlever mes lunettes de soleil pour ne pas qu'il me reconnaisse. On n'est pas intimes, mais on ne sait jamais, je ne connais pas encore tous les voisins.

J'ai commencé à basculer vers le côté obscur...

Gourmandise > Ben oui, je suis gourmande, trèèèèès gourmande

Envie > Ça fait longtemps que j'ai pas eu envie d'une glace comme ça, je suis pas très glace en principe. Enfin seulement des glaces en Italie et surtout celle au limoncello d'une toute petite boutique près du marché couvert de Padova. Pas tous les jours, donc.

Avarice > De quoi ? Pardon ? Tu veux goûter ? Haaaan, l'autre, il espère que je vais partager ! Stop dreaming.

Paresse > Affalée dans le canapé, la cuillère à soupe plongée dans le pot, j'ai même pas envie de changer de chaîne et je regarde l'émission des gens qui entassent leurs poubelles chez eux (faudra qu'on reparle de cette émission un jour) (ou pas).

Colère > Le pot a fait trois jours. Quoi ?! Déjà ?!

Luxure > Oui, je peux rajouter luxure parce qu'à chaque bouchée, je pousse le même petit cri de plaisir que lorsqu'on te caresse le clito... HHHhmmhmhhMMM, ouiiiiii, c'est booooon, encoooore....

T'as chaud ?
Tu veux de la glace ?...

* * *

Je précise que ce billet n'est absolument pas sponsorisé par Ben & Jerry's et c'est FORT REGRETTABLE.

Je te laisse, je vais lécher le pot. Vide.







30 janv. 2014

En vitesse




Je ne suis pas beaucoup là en ce moment, ni physiquement, ni psychologiquement, mais je sais que tu ne seras pas fâché. Je voulais te faire part néanmoins en vitesse d'un gros coup d'agacerie qui m'a chafouinée la journée d'hier.
Je cherche du shampooing. Enfin MON shampooing, celui qui me garantit une blonditude bien claire et qui ne laisse pas mes cheveux soit en paille, soit en filasse poisseuse. L'élu de mon coeur est depuis longtemps le Go Blonder ! de John Frieda. Sauf que pour quelque fumeuse raison, on dirait que tous les supermarchés de ma région, quelle que soit leur enseigne, ont décidé de me faire chier et de ne plus le commercialiser.

Je suis donc restée plantée comme une potiche devant le rayon des shampooings pendant 10 bonnes minutes en me demandant lequel j'allais choisir. Nan, pas toi, j'ai déjà essayé, t'es pourri. Nan, pas toi, ta gueule me revient pas, nan, pas toi, tu sens le désinfectant du métro parisien....
Une potiche.

J'en ai pris un inconnu dans un tube, assez cher, et aussi par la même occasion un après-shampooing (on dit conditioner, ça fait vachement plus hype) inconnu aussi, aussi cher. Oui, je trouve que quand tu commences à mettre 8 € dans un shampooing au supermarché, c'est pas mal.

Du coup, j'étais vexée et frustrée. Et que fais-je dans ces cas-là ?.... VENGEAAAAANCE !

J'ai acheté une écharpe en solde avec des boules en fourrure (je rappelle que je fais partie de l'A.A.E.C., l'Association des Acheteurs d’Écharpes Compulsifs) et que je suis en principe en conditionnelle pour 3 mois. C'est mort. Si Crapaud-poilu me choppe, il me pile.

Et une monstrueuse part de tropézienne.

Tu vois, John, où je suis rendue à cause de toi ?



6 janv. 2014

D'un seul coup



Samedi matin en mode ménage. J'attaque par le rez-de-chaussée, la cuisine, les chiottes, le salon, l'autre salon et là, je me retrouve face à la bibliothèque avec 2 livres de cuisine à ranger. Tout allait bien jusque là, je te promets. Puis j'ai dû glisser dans une faille spatio-temporelle et basculer dans un univers parallèle.

Je me suis dit "et si je rangeais les bouquins par couleur ?...." 
Comme ça, d'un coup, sans aucun signe avant-coureur et alors que j'avais le chiffon à poussière dans une main et l'aspirateur dans l'autre.
(en vrai, j'avais passé trois heures quarante-huit sur Pinterest dans la nuit de vendredi à samedi) 
(j'étais overloadée de jolies choses en mode #deco #home #interiors #colors #inspiration #diy #walls #books).

J'ai commencé timidement par regrouper tous les livres dont la tranche formait un joli camaïeu de rouges-bordeaux-rosés-orangés. Merde, j'ai pas assez de place. Il fallait que je continue en-dessous mais la case étaient pleines de livres de poches blancs. J'en ai sorti environ 10. Ça passait.



Là où ça a commencé à merder, c'est quand j'ai commencé à faire du tri... Parce que franchement, à quoi sert de garder un Guide du Routard Guadeloupe de 2004 ? Un annuaire Gites de France de 1999 ?! (avec des prix en francs, énorme). J'ai aussi dégagé des magazines de 2007 planqués sous les albums photos (un vieux Cosmo où il devait y avoir une coupe de cheveux qui me plaisait y'a six ans), un vieux prospectus de Truffaut (j'ai encore pas trouvé ce qu'il foutait là), un dépliant sur Ténériffe (qui date de mon voyage de noces, au secours) et d'autres choses trop millésimées pour être honnêtes.

Mais j'ai gardé mon Quid 2001 (c'était le dernier cadeau de mon grand-père). Et ça allait bien dans la case "noirs-corbeaux-chocolat-ébène".

A un moment, j'ai dit "je touche pas aux BD"... Sauf que visuellement, ça flinguait tout. Ouais, mais ça rentre pas (ma case rouge est toujours trop petite). Alors j'ai recommencé. Tiens, c'est marrant ça, un bouquin sur Photoshop... (on n'a pas Photoshop). Et pourquoi Grand Dieu ai-je ce livre sur la centrale nucléaire de Civaux ? Un univers parallèle, je te dis.

Il était 13h17, mon ménage avait été planté en plein milieu, y'avait rien à bouffer et j'étais en pyjama. Poussiéreuse et heureuse. Par contre, à partir de maintenant, je n'achète plus de livres de poche au dos blanc (j'en ai trop). Je ne choisirai désormais que des livres dont la tranche est jaune-citron-mimosa-poussin parce que ça manque un peu...



Pendant une fraction de seconde, je me suis qu'en plus, ce serait bien que je le range par taille décroissante. Je me suis ressaisie en pensant que mes TOC ne devaient pas prendre le pas sur ma vie.... Enfin pas trop.
Depuis, Je passe mon temps à regarder ma bibliothèque et je trouve ça beau, harmonieux, lumineux, coloré. Et le premier qui fout un bouquin bleu avec les jaunes, je le défonce.

Retiens-moi, je suis à deux doigts de foutre la photo sur Pinterest.




23 oct. 2012

Tu sens bon


Je suis infidèle. Ce n'est jamais le même qui m'accompagne, depuis toujours je suis changeante. A chaque fois, souvent, je me dis "punaise, celui-là, je l'adore, je ne le quitterai plus jamais". Et puis un nouveau arrive, différent, doux ou puissant, et toutes mes certitudes disparaissent.

5 juil. 2012

De quoi j'me mêle ?


Je suis contrainte pour des raisons indépendantes de ma volonté de ne pas engager d'argent de façon inconséquente. Je ne parle pas de placements à la Kerviel, mais plutôt d'un frein au shopping. Depuis quelques mois-semaines, je me tiens plutôt à carreau. Sans déconner, ceux qui me connaissent savent que je suis hyper sage.

25 juin 2012

Banana Split ou le mal absolu

La glace ne fait pas partie de mes desserts ou de mes gourmandises préférées. Au restaurant, je ne prends de la glace en dessert que si vraiment il n'y a rien d'autre. En fait, je préfère la glace dans la rue, celle qu'on mange en se baladant, en tentant de limiter les dégoulinades sucrées et collantes le long du cornet.Ou alors au ciné.

7 juin 2012

La perfidie de la cacahuète

Les aliments sont perfides. Nous pensons, à tort, que certains sont nos amis, pour des histoire des vitamines, d'oligoéléments, de fibres ou autres balivernes. La vérité, c'est que les aliments sont aussi là pour nous gâcher l'existence. Tu ne me crois pas ? Attends, viens voir...

19 janv. 2012

Je suis pas faite pour être tendance

J'ai toujours rêvé d'être une fille stylée, une fille que les autres envient pour la justesse de ses choix, qu'on a envie de copier parce qu'elle est pile celle à qui on voudrait ressembler. Comme je peux difficilement compter sur ma silhouette pour faire se retourner les gens, j'ai décidé d'avoir des accessoires ou parfois des fringues tendance, des bijoux, des sacs, du make-up... L'une de mes dernières lubies a été de vouloir ressembler aux héroïnes de film ou de séries américaines en trimbalant au bureau un travel mug isotherme rempli de thé.
Tu dis que tu vois pas le rapport ? Je te réponds que c'est pour moi une marque de style hyper trendy, que d'arriver le matin, coiffée, maquillée, avec à la main un mug en inox rutilant, d'une démarche assurée, l'oeil vif et la truffe au vent. A chacun sa marque de style. Ou alors, c'est le syndrome Starbucks Coffee : quand tu n'as pas de Starbucks à disposition, et que tu veux ressembler à Miranda Priestley, tu dois te balader avec un travel mug isotherme. Sauf que je suis une grosse nullasse du mug, parce que mine de rien, ça nécessite de la réflexion, de la mémoire, un chouïa d'organisation, ce qui, le matin en semaine, ne sont pas mes principales qualités. 

Je descends pour le petit déj', je mets une casserole d'eau à chauffer pour le thé. Alors qu'elle est presque prête, je me rends compte que je n'ai pas pris une casserole assez grande pour pouvoir remplir nos deux tasses et le mug. Je ne vais pas vider la première casserole pour la remettre dans une autre, pour recommencer (je rappelle que nous sommes le matin, en semaine, et que mes minutes sont comptées). Je prends la bouilloire électrique. L'eau bout. Dans un éclair de lucidité, je me souviens qu'il vaut mieux faire chauffer l'isotherme avant de mettre sa boisson, comme ça elle reste à la bonne température plus longtemps. Je verse l'eau (bouillante) dans le mug, je déjeune. Je reviens vers l'évier, tiens, mon mug. Ah oui, c'est vrai. L'eau maronnasse n'est pas très engageante, c'est parce que j'ai oublié de le rincer la veille. Je verse une giclée de liquide vaisselle, j'oublie que l'eau est bouillante dedans, je me brûle la main au deuxième degré en plongeant l'éponge à l'intérieur. Je jure. Beaucoup. Je vide, je rince. Je mets le reste de l'eau bouillante, un sachet de thé, je laisse infuser. Trop longtemps, puisqu'entre temps, je suis partie étendre une machine ou faire mon lit.

Une fois le thé prêt, amer car trop infusé ,et le mug fermé, deux hypothèses : je le pose près de mon sac à main pour partir bosser ou,  plus fréquemment, je l'oublie sur la table. Tout ça pour ça.

Admettons que je pense à le prendre : j'essaye de le caler tant bien que mal sur le siège passager dans la bagnole, en prenant garde à chaque virage à ce qu'il ne tombe pas parce que sinon, il se renverse et il fuit. Je sais, ça m'est déjà arrivé (penser à changer de bagnole et à en prendre une avec un truc spécial pour tenir le mug). J'arrive au bureau. Bien entendu, je l'oublie dans la bagnole une fois sur deux. Tout ça pour ça.

Si finalement mon neurone de la tendance se connecte, c'est là qu'est le plus important de l'histoire : traverser le parking et l'accueil avec le mug à la main, d'une démarche assurée, l'oeil vif. Pas de bol, y'a personne sur le parking à part un chauffeur de poids-lourd qui attend pour une livraison, et qui reluque plutôt mon décolleté que mon mug trendy. A l'accueil, personne non plus. Bon, je vais pas attendre là que quelqu'un se pointe et soit scotché par mon style so hype. Je monte dans mon bureau et je pose le mug à droite de l'ordi. Comme par exemple aujourd'hui. Sauf qu'il y est depuis hier, rempli, vu que, d'une part, j'ai oublié de le boire, et que d'autre part, j'ai oublié de le remporter à la maison, comme un jour sur deux.

Mais quand je pense à le boire, ce qui arrive au moins une fois dans la semaine, par exemple, le mardi, ben je me brûle. Oui, remonte quelques paragraphes, rappelle-toi, j'ai mis la bouilloire à fond pour que ça conserve bien chaud. C'est bouillant. Je le repose. Je l'oublie. Ou alors j'y pense à 17h, le thé est froid et si je le bois maintenant, je serai encore en train de cogiter en comptant mes boucles d'oreille à 1h33.

Le thé froid finit dans le yucca du bureau. Je m'agonie d'injures muettes en disant que c'est pas possible d'être si conne et d'avoir une telle cervelle de poule, pas foutue de penser à embarquer ce truc soit à l'aller ou au retour, ou même de le boire.

La tendance, ça nécessite de l'organisation, un cerveau et de ne pas avoir deux mains gauches (si t'es droitier). Tout ça, en même temps.

Je suis pas faite pour être tendance.

12 janv. 2012

Quand je serai grande, je serai artiste

Quand je serai grande, je serai couturière, ou peintre, ou bricoleuse, ou infographiste, ou dessinatrice, ou musicienne.... Il serait grand temps que je m'y mette, mais à chaque fois que je dis "bon, je m'y mets", j'achète tout ce qu'il faut et... c'est là que les emmerdes commencent.

25 oct. 2011

J'ai de la fièvre

J'ai de la fièvre. J'ai deux fièvres, en fait. J'ai de la vraie fièvre cause que je suis malade, avec une saloperie de crève qui me crève. La tête comme un potimarron, la gorge remplie de cactus, le nez suintant. Hummmm, ça fait rêver. J'ai attaqué Fervex, Actifed jour/nuit, Lysopaïne, tisane thym avec du miel, la totale. Enfin, c'est la saison.

17 oct. 2011

Tu bois quoi ?

"Tu bois quoi ?". La question qui tue. La question où tu as deux catégorie de gens, ceux qui savent, qui répondent instantanément, ceux qui ne savent jamais et qui répondent "ben, ça dépend, y'a quoi ?".

19 sept. 2011

Je monte me coucher...

Cette phrase, je la balance à la cantonade deux fois par semaine, en principe ; parfois plus souvent, mais seulement dans des périodes précises. Et jamais le soir. Cette phrase signifie, ô grand bonheur, que je vais faire la sieste. Et y'a rien de meilleur que ce moment précis, je te promets.

16 août 2011

Pourtant je sais que "croiser les faisceaux, c'est mal" *...

J'ai la chance de travailler dans un endroit où l'on imagine, conçoit, fabrique, bricole, tambouille l'un de mes péchés capitaux : des produits cosmétiques.
Ouais, parce que j'ai décidé, un jour, de faire la liste de mes propres péchés capitaux, en gardant ceux par lesquels je me sentais concernée, en dégageant les autres, et en les remplaçant par des plus adaptés.