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8 févr. 2017

Ras les narines !



Consécutivement à mon gros rhube, j'ai fini par aller chez le médecin lundi après-midi, j'avais l'impression que ma tête n'allait plus cesser d'enfler. Elle confirme une bonne grosse sinusite et me prescrit donc une ordonnance.

A l'officine, la pharmacienne détaille le papier. Je lui indique ne pas vouloir tout de suite les antibiotiques (et l'ovule qui va avec) car la docteure m'a dit "Seulement dans 48 heures si ça ne va pas mieux". Je trouve que c'est intelligent de la part du médecin, assez raisonnable. On commence petit et on voit si ça empire.

20 juil. 2016

La fille aux listes



Ma liste de courses en cours : sopalin, pq, mouchoirs (on a besoin de papier en ce moment), mayo, jus de betterave, chocolat, lait concentré sucré

Ma liste de projets à mener : faire un trucs avec des timbres, faire de l'aquarelle, faire un tableau scrabble, faire des cartes de Noël pour Noël

Ma liste de travaux pendant les vacances : passer le karcher dans la cour, peindre le mur de dehors, peindre le marbre de la cheminée, peindre le meuble à musique, décaper TOUTES les portes, nettoyer les volets-roulants

Ma liste d'endroits où je rêve d'aller tout de suite : Bali, Naples, la côte Amalfitaine, la Corse, Séville, Grenade et Cordoue, Barcelone, Prague...

Ma liste de trucs dont j'ai envie : la crème Egyptian Magic, le Pro Longway concealer de MAC, le Legendary Lashes mascara de Charlotte Tilbury, un Gorilla pod, un tableau Mapiful, un soutien-gorge sans bretelles

Ma liste des dates importantes : 07/09, 04/10, 21/03, 26/08, 17/09, 24/01, 07/03, 02/09

Ma liste de choses chiantes à faire : envoyer bouler une bonne fois pour toute l'artisan, classer les papiers, repasser le linge, expliquer à Moumine que c'est DANS la caisse qu'il faut faire caca et pas A COTÉ, changer les pneus de la voiture

Ma liste de choses à expérimenter un jour en cas de gain au Loto : déguster un Mont-Blanc chez Angelina, dormir dans un Palace (un vrai genre Ritz Carlton, Bristol ou Peninsula), pouvoir changer de draps tous les jours (et ne pas m'en occuper moi-même), passer une journée chez Carita pour LA TOTALE (corps, visage, ongles, pieds, cheveux, poils), passer une nuit à l'observatoire du Pic du midi, la tête dans les étoiles, voyager en Business Class, déjeuner dans un très grand restaurant et pouvoir boire n'importe quel vin, pouvoir emmener mon amour au Japon

Ma liste d'huiles essentielles à acheter : laurier noble, hélichryse italienne, lavande vraie, origan compact, lentisque pistachier, thym à linalol, romarin à verbénone

Un extrait de mes listes.
Une vie de listes.

Ça me rassure de faire des listes et en même temps, je me fais peur. 

Suis-je trop stressée, trop organisée, trop sous contrôle ?...
Pourquoi ai-je tant peur d'oublier des choses ?...
Serait-ce au final si grave de les oublier et de ne me concentrer que sur les choses auxquelles je pense, là tout de suite ?...










8 févr. 2016

Je vais changer ta vie




Samedi, j'ai vécu un truc de malade, un truc qui va définitivement me changer la vie. Grâce à Maman qui a donc attendu des dizaines d'années pour me révéler un secret qu'elle avait appris l'année dernière. Quand même.

Mais moi, je suis la générosité. Je vais donc le partager avec toi dès maintenant et après, tu pourras ériger un autel à ma gloire, plein de renoncules orangés et de toasts au caviar. Et pas des œufs de lompe je te prie, n'essaie pas de m'enfumer, même si c'est avec de l'encens de première catégorie.

4 sept. 2014

La fille qui avait un cerveau de bulot



J'ai donc acheté un lustre à la brocante. J'ai aussi perdu mes clés (toujours pas retrouvées, je vais donc, sur vos bons conseils, voir si je peux faire marcher mon assurance). Je l'avais nettoyé consciencieusement pour ôter toute la poussière dont il était recouvert. Il ne me restait plus qu'à acheter des ampoules.

16 déc. 2013

Maniaquerie



Des fois, je m'agace moi-même...

Par exemple, je suis UN PEU chiante de l'étendage. J'aime que le linge soit secoué plusieurs fois pour le défroisser le plus possible puis étendu en fonction de sa taille sur le tancarville (d'abord les petits trucs en bas et puis les grands là où ils ont la possibilité d'être presque complètement à la verticale).
Je n'aime pas quand il y a une chaussette mise à la place prévue pour un tee-shirt. 
Je n'aime pas quand ça fait des plis sur le tee-shirt en question
Et j'aime que les épingles à linge soient mises bien sur les bords et pas en plein milieu. 
J'aime quand les chaussettes sont mises à sécher par paires (avec la bonne jumelle, hein, pas juste deux par deux).
Par exemple.

Tout ça, c'est pour éviter que les affaires n'aient trop de plis afin de simplement les lisser du plat de la main avant de les plier et ne pas avoir à les repasser. Ou pour plier les chaussettes plus vite sans avoir à fouiller pour trouver la copine. En réalité, c'est de la maniaquerie de fainéante.

En revanche, où je m'agace moi-même c'est quand quelqu'un étend le linge à ma place sans respecter ces règles de bon sens absolu. J'ai beau faire un effort et me dire qu'il y a des choses plus graves dans la vie, je ne peux m'empêcher de reprendre les trucs un par un pour les étendre comme il faut. Selon mon "comme il faut".

Chiante.

Le pire, c'est que je hurle intérieurement lorsque je suis chez ma grand-mère et qu'elle reprend toute la vaisselle sale dans le lave-vaisselle pour la mettre correctement. Enfin surtout comme elle a l'habitude de la mettre elle-même (les verres par taille, les tasses à café sur le petit rebord au-dessus des verres, les couverts triés par case). Ça me gonfle prodigieusement. 
Alors que je suis pareille. La maniaquerie chiante, ça doit être génétique.

Mais si c'était vraiment génétique, ça devrait aussi agacer Crapaud-poilu de mette les tee-shirts n'importe comment (enfin selon ma définition du n'importe comment qui en réalité est presque parfaite pour tout le monde). 

Ben non.

Je m'agace.



4 déc. 2013

Même assise, je tourne du cul



"Hey, Machine, tourne pas du cul, la route est droite !"

Ça te parle, ça ?

Cette gentille phrase balancée négligemment pas un collégien acnéïque et rigolard, le plus souvent entouré d'une bande congénères, a miné mon adolescence. Le rouge aux joues, je m'obligeais immédiatement à suivre une ligne imaginaire en serrant les fesses ("comme si je devais y faire tenir une noisette sans la faire tomber" disait ma grand-mère, toujours bien intentionnée pour prodiguer des conseils devant faire d'une souillon (ce que je devais être à ses yeux) une parfaite jeune fille, bien éduquée). Surtout ne pas se faire remarquer et surtout pas de cette façon-là.
Aujourd'hui, je m'en fous. De toute façon, mon cul est tellement gros qu'il ne sait pas faire autrement que se dandiner. 

Sauf que... c'est l'hiver et qui dit hiver dit collants. Alors ok, j'avais déjà parlé de ça à la même époque l'année dernière ou celle d'avant (le problème des grosses, des collants tout ça). Ok.  
Mais aujourd'hui, j'ai inauguré un nouveau problème. Attends, tu vas comprendre le rapport...

Mon nouveau problème est celui du collant qui glisse alors que tu es assise. SANS BOUGER. Sans tourner du cul !

Hier, en réunion toute la journée (on parlera une autre fois de l'impossibilité matérielle de faire son travail en étant en réunion toute la journée), mon collant a trouvé le moyen de se retrouver 20 bons centimètres plus bas qu'escomptés à la fin de ladite réunion. A sous-fesses. Ce qui fait que lorsque je me suis levée pour regagner mon bureau et que j'ai constaté l'ampleur du problème, j'ai cru ma dernière heure modesque arrivée. Oh my God, comment vais-je faire pour traverser TOUT le bâtiment afin de réintégrer mes pénates ?... J'étais au bord de l’abîme.

J'en ai déduit que je dois aussi tourner du cul sur ma chaise alors que je suis assise. Ce qui est étonnant puisque je n'avais même pas envie de faire pipi et que ma mycose-sa-mère me fout un peu la paix en ce moment

MAIS dans mon malheur, j'aurais au moins fait une heureuse si elle avait été là : je n'ai jamais marché aussi droit pour retourner à mon bureau, craignant que le moindre mouvement de hanches un peu trop prononcé ne fasse choir le collant au niveau des genoux. 

Et aussi parce que du coup, personne n'a hurlé dans le couloir 
"Hey Armelle, tourne pas du cul, la route est droite !" 

Nan, personne.





27 nov. 2013

Comment veux-tu que je gère ?



Matin au sortir de la maison : 2°
Emmitouflage.

Collants opaques 74000 deniers, bottes, débardeur Damart, pull, grosse écharpe tournicotée autour du cou, blouson de Princesse Slave, mitaines. J'ai hésité à mettre un string en cachemire mais il n'était pas tout à fait sec.

Après-midi dans le bureau : 26°
Transpirage. 

15 oct. 2013

Suivant !




La semaine dernière au bureau, y'avait Don du sang. Comme une fois par trimestre, les infirmières et médecins investissent la salle de pause et viennent directement in situ pour permettre aux Donneurs de venir se faire pomper. Ça fait de nombreuses années que ça existe dans la boite et quand j'y suis entrée, je me suis dit "tiens, je vais le faire". Je n'avais jamais donné mon sang. Me demande pas pourquoi, j'en sais rien, sans doute parce que l'opportunité ne s'était pas présentée et que j'avais autre chose à fiche le samedi après-midi que d'aller galoper au centre adéquat (aller chez Séphora par exemple).

Me voilà donc avec ma carte d'identité en train de poireauter pour voir le médecin, un grand sourire aux lèvres et toute auréolée de mon karma qui n'en revenait pas. J'ai attendu 25 bonnes minutes. Un charmant docteur m'ausculte, me tensionne, me questionne : votre rhésus - O+ ; vous avez des enfants - oui ; vous avez un moyen de contraception - oui ; vous avez des maladies - non ; bref... un tas de questions où mon sourire s'agrandissait à vue d'oeil parce que j'avais tout bon. 17/20, au bas mot.

Est arrivée la question "êtes-vous allergique ?" Oui. A l'aspirine et au céleri. 
"Ça vous fait quoi ?" Je gonfle. Œdème de Quincke. Il a relevé la tête et son regard est devenu noir.
"Bien, merci, c'est terminé, ça ne va pas être possible".

Comment ça ?! Je sais parfaitement à quoi je suis allergique, ça fait environ 15 ans que je n'ai pas fait de réaction étant donné que JE SAIS à quoi je suis allergique et donc que j'ai exclu ces deux choses radicalement (plus d'aspirine dans le pot au feu et plus de céleri pour la migraine). So what ?

"En réalité, Mademoiselle (à cette époque, ça pouvait encore faire illusion), il y a deux raisons majeures à vous écarter en tant que donneur : prem's, vous risquez de transmettre les allergènes à celui qui récupérera votre litron de rouge. Et deuze, on ne sait pas ce que la fait de donner peut provoquer comme réaction... (un autre œdème, au hasard) ou si vous ne pouvez pas avoir une réaction au désinfectant, par exemple. Et on a autre chose à gérer qu'un Œdème de Quincke en pleine séance".

...
...
...

"Je vous raye à vie du fichier des donneurs. Suivant !"

Je me suis sentie blessée proportionnellement à la hauteur de mon précédent contentement. C'est comme si on m'avait enlevé mon droit de vote, comme si on m'interdisait d'être citoyenne, d'avoir bonne conscience et d'être charitable envers mon prochain. J'en aurais pleuré.

Du coup, je me venge et à chaque veille de Don du sang, je fais grimper mes gamma GT. 

Comme ça, pas de regret.



9 sept. 2013

Ils tombent !



Est-ce que tu crois que mon cuir chevelu sait que l'automne approche ?
Alors qu'il fait encore super chaud et qu'on peut se mettre en robette pour aller bosser ?

Ce qui est certain, c'est qu'actuellement, mes cheveux tombent plus que les feuilles du marronnier de la cour. Je suis agacée.

a) ça m'agace parce que ça en met partout dans la salle de bains. Comme mes tapis de bain sont marron foncé et mes cheveux blonds, ça se voit beaucoup. D'ailleurs, c'est sûrement ça qui me fait flipper (les voir) parce que si je ne les voyais pas, on s'en foutrait (moi surtout). Quand encore, ils tombent sur le parquet, ça ne se voit pas mais sur les tapis, c'est dégueu. Fais chier.

b) je ne peux pas passer sensuellement ma main dans ma chevelure soyeuse et racée sans qu'il y en ait 4 ou 5 qui me restent dans les doigts, et du coup, je sais pas quoi en faire... Au mieux, si je suis dehors, je les jette par terre avec un charmant mouvement des doigts qui se frottent entre eux (comme quand on saupoudre des amandes effilées sur la tarte aux abricots). Mais quand tu es avec quelqu'un, c'est super pas glamour du tout. Si je suis à l'intérieur, ben... faut que je pense à arrêter de passer ma main dans les cheveux.

c) et ne parlons pas de ceux qui restent sur l'appui-tête de la voiture ! L'horreur !

Tu crois que ça va durer longtemps, la chute ?...

Comme je ne suis pas du genre à me laisser faire, pour essayer d'enrayer le processus, j'ai attaqué une cure de comprimés "Force et vitalité des cheveux". Ça a l'air bien, y'a des plantes et des oligo-éléments.

C'est écrit "2 comprimés vous apportent l'équivalent de 600 mg d'ortie".

Super.

Avec ce qui pousse en ce moment au fond du jardin, j'ai plus qu'à faire une soupe et je vais me retrouver avec la chevelure de Raiponce.

Sa race.


3 sept. 2013

Constellation est mon deuxième prénom



Alors là, quand tu lis ce titre tellement joli et poétique, tu penses tout de suite Voie Lactée, Orion, Cassiopée, Andromède, Cygne et Chihuahua. Tu imagines un ciel bleu-noir d'été où des milliards d'étoiles se la donnent à fond pour que le décor au-dessus de ta tête soit parfait, féerique, infiniment profond et mystérieux.

Ok.

Tu as raison, profonde et mystérieuse, c'est tout moi.

Mais c'est pas le sujet.

Constellation est mon deuxième prénom parce que je ne sais pas manger sans me faire des tâches.

Ouais, c'est nase.

Mais figure-toi que j'ai des GROS SEINS. Et qui dit gros seins dit cible parfaite pour la petite goutte de vinaigrette échappée de la batavia, la petite goutte de sauce tomate échappée du spaghetti, la petite goutte de sauce soja-wasabi échappée du sushi, la petite goutte de soupe au potiron échappée de la cuillère à soupe, toutes les petites gouttes vicieuses qui au lieu d’atterrir sur la serviette gentiment posée sur tes genoux atterrissent directement sur mon poitrail. Y'a obstacle, tu vois. Plitch.

Comme les pop-corn au ciné. A moitié avachie dans un fauteuil rouge dont je me force à penser que la personne qui l'occupait précédemment avait les cheveux propres et portait AU MOINS une culotte, je picore du maïs soufflé collant et sucré dans une boite en carton. Et puis comme il fait presque noir et que je regarde plus l'écran que ce qui se passe entre mes mains, des fois, je loupe un peu la bouche. Des fois, ma bouche s'en fout et se ferme au mauvais moment. Du coup, à la sortie du film, c'est la fête dans mon décolleté ! J'enfonce ma main jusque dans le fond de mon soutien-gorge pour tenter d'aller chercher les miettes collantes. C'est hyper chic, je sais. C'est sûrement ce que pense le type en haut des petites marches attendant sa femme et qui me regarde avec un demi-sourire en se rinçant l'oeil. 
Ok, je pourrais attendre un peu mais ça colle et les miettes, ça pique aussi. Et puis ça fait du rab'. Tant pis pour la classe.

Tu comprends mon problème de constellation ?

Alors depuis toujours (enfin depuis que j'ai des gros seins) (donc depuis que je suis grosse surtout), dès que j'arrive dans un endroit où on se sustente, je prends la serviette de table et je la coince dans mon décolleté. Ça faisait marrer mes copines au début, je crois que maintenant, elles n'y prennent plus garde. Mais quand c'est quelqu'un que je ne connais pas, le type a souvent un air mi-étonné, mi-apitoyé face à cette pauvre grosse fille qui met sa serviette autour du cou, comme un gosse en maternelle. La neu-neu de service.

Tu sais quoi, tête de noeud (noeud) ? J'en ai rien à faire de ce que tu penses. Parce que quand je vais t'expliquer pourquoi je fais ça (les gros seins, tout ça..), tu vas devenir aussi rouge que ta tomate-mozza, ton air va changer et la pitié va se transformer en regard un peu concupiscent. Tu vas t'efforcer de regarder ailleurs, peut-être dans mes yeux en trouvant que finalement, j'ai pas mal de bon sens. En fait, tu chercheras surtout la tâche sur ma serviette pour essayer de mieux imaginer mes seins sous le papier blanc.

Alors oui, je mets ma serviette devant moi quand je mange et je m'en cogne de ce que les gens pensent. Comme ça, les constellations restent dans le ciel et pas sur mon tee-shirt...


***

Et si tu veux te fendre la poire deux minutes et que tu as des gros seins, va voir "Busty Girls", les situations sont tellement bien décrites que c'est à mourir de rire ;-)



23 juil. 2013

Le rasoir qui imaginait qu'il était une maryse




Tu te souviens l'autre jour, je suis allée au supermarché pour acheter des rasoirs jetables. Oui, parce que j'avais les jambes qui au toucher ressemblaient furieusement à des pattes de langoustines... 
Tu vois ce que je veux dire ? Nan ? Ben va chez le poissonnier et touche les pattes d'une langoustine, tu comprendras ! Pinaise, tu fais pas d'effort...

Donc.

Malgré les différentes incantations pratiquées sans relâche depuis groumpf années, mes poils refusent d'arrêter de pousser. Sa race. Donc je rase mes guibolles pour qu'elles soient douces. Je sais, encore un mythe qui s'effondre mais oui, ma douceur légendaire a un peu besoin d'un ustensile extérieur, à plusieurs lames de préférence.

J'avais donc jeté mon dévolu sur des rasoirs jetables premier prix. Bah oui, le concept du rasoir Lady qui coûte deux fois plus cher parce qu'il a de jolies couleurs d'été me laissent complètement froide. Un petit paquet de rasoirs bleus jetables, à deux lames (ça me semblait déjà bien deux lames, c'est pas non plus l'Amazonie mes mollets).

Quelle erreur, Sister !!

C'est la première fois que je me retrouve confrontée à un rasoir qui NE RASE PAS. Mais si. Tu passes et tu repasses en appuyant de plus en plus fort, y'a rien à faire, les poils sont toujours là. Je touche. Ça pique encore. Ça ne rase pas, y'a pas d'erreur.
Je me dis que c'est peut-être un raté, une malfaçon... J'en prends un autre dans le paquet. Pareil. Dingue.

Donc.

Soit ce sont des lames qui ont déjà servi (j'ai un doute sur l'accord là, faut mettre "es" à "servi" ? Dominique ?) et qui sont recyclées pour une deuxième vie en premier prix.
Soit le type qui était chargé de les affûter avait piscine ce jour-là.
Soit le rasoir a décidé que sa vie était trop moche, que lui ce qu'il aurait voulu fondamentalement, c'est être une maryse pour racler la chantilly dans le saladier de fraises, au lieu de la mousse à raser sur les mollets d'une Grosse Blonde paresseuse. Du coup, il a décidé de s'en foutre et de ne pas faire son boulot correctement.

J'ai décidé de respecter sa volonté et je l'ai mis dans le tiroir des ustensiles de cuisine. Et après, j'ai mis de la mousse à raser sur les fraises pour pas qu'il soit trop dépaysé pour sa première semaine dans sa nouvelle vie.

J'ai bien fait, tu crois ?



3 juil. 2013

Et la tête, Alouette...



Après le bide en vrac...
Après la chatte moisie...
Après la gorge infectée...
Après l'ongle arraché...

... Blonde paresseuse a l'immense plaisir de vous annoncer, pour votre plus grand plaisir, Monsieur, Madame, l'arrivée de l'Oreille en feu !

Tadaaaaaaaam !

Pas malade pendant 10 ans environ (intervention de la myopie au laser, c'est pas être malade) et là, depuis 6 mois, je cumule. Bon, je sais que je ne suis plus sous garantie depuis un moment mais là, franchement, ça commence à me courir sévère.

Mon karma doit faire la gueule ou alors y'a une poufiasse jalouse de ma beauté surnaturelle qui plante des aiguilles dans une p'tite poupée à mon effigie en respirant de l'encens de trop près.

Ou alors, c'est parce que j'ai pas assez dit "et surtout la santé !" quand on me disait "Bonne Année et meilleurs voeux !"

Ça m'apprendra à faire ma mijaurée des voeux. Pis maintenant que toute l'eau bénite de Lourdes a été remplacée par de la boue et que les petites vierges en plastique de Taïwan ont coulé, ça va pas être commode pour que je me rachète.

Une idée anyone pour faire revenir ma bonne étoile qui est partie se payer des vacances aux Bahamas ?

La pute.




13 juin 2013

Tu cries, Noline ? (jeu de mots) (ha ha)



Ce matin, quand tu liras ce message, je serai sur la route pour aller bosser ! Eh ouais, c'est fini les conneries. Je reprends avant la fin de mon arrêt de travail non pas pour faire style "je me sacrifie pour la boite" mais surtout parce que j'ai du mal à rester à la maison alors qu'en fait, ma tête fonctionne super bien.
Ok, j'ai l'orteil moisi mais en quoi ça m'empêche de bosser ? Je suis pas danseuse de claquettes aux dernières nouvelles (thanks god)...

Alors hop ! Retour au bureau. J'emporte une béquille pour que les gens soient précautionneux avec moi, comme un genre d'alerte et plus facile qu'un cerceau qui tracerait un espace dans lequel il ne faut pas entrer. Ou alors, je pourrais mettre une robe à crinoline. Tiens, en voilà une fucking bonne idée ! Surtout que j'en ai vu un paquet durant ces jours à la maison. J'ai avalé au moins 4 émissions de télé différentes sur le mariage et les robes de mariées. Enfin je les mettais en fond sonore en bossant depuis mon portable, connectée au bureau parce que... bref...  Mais je jetais un coup d'oeil et je peux te dire que j'en ai vu de la meringue.

Une série qui passe le matin : J'ai dit Oui à la Robe, qui te montre la vie d'un magasin de robes de mariées (Kleinfeld, apparemment un must). Les filles qui viennent essayer, les essayages, les vendeuses qui se font houspiller parce qu'elles en vendent pas assez, etc... Le nombre de nénettes qui se retrouvent affublée d'un truc qui ne les met pas du tout en valeur, c'est dingue. En revanche, ça coûte 4000 $ comme qu'y rigole.

Une autre qui passe à un autre moment et qui raconte l'organisation de mariages par des wedding planners (encore un truc américain), avec des mariées chiantes et capricieuses, des futurs mariés passifs et dépassés et des orchidées blanches à profusion. Avec la fameuse phrase de la fin énoncée par l'animateur, le pasteur ou je sais pas qui : for the VERY first time, let me introduce you Mr & Mrs Luke Skywalker(*)
Je te rassure, à chaque fois même si on croit que RIEN ne sera prêt à temps, TOUT est prêt à temps. Y'a un suspens d'enfer, quand le générique de fin arrive, j'ai les mains moites.

Une dernière, une terrible, une incroyable, une française. Heure de diffusion 16h45 donc autant dire que je la reverrai jamais : Lune de miel pour des Langues de putes. Heu, c'est pas tout à fait ça le titre mais ça passe sur la Une.
Le principe : 4 couples se marient. 3 des futures mariées assistent au mariage de la quatrième, lui donne des notes et le couple obtenant la meilleure moyenne part pour une giga lune de miel sous les cocotiers. Un mariage par soir, résultat le vendredi.
C'est effarant comme les nanas sont des pestes ultimes : han, trop super ton dîner, je vais te mettre 9/20 (en douce, hein, pas en face). Y'a de la stratégie, du mensonge et de l'hypocrisie en quantité au moins aussi importante que le tulle rose qui orne les chaises de la salle des fêtes de Tourneuille-les-Arcilly. Et vas-y que je te critique la robe ("le tulle, c'est pas noble comme matière, la soie c'est mieux"), l'animateur ("il y a eu trop de moments de blancs"), l'ouverture du bal, la viande trop ou pas assez cuite, le dessert-que-si-c'est-pas-une-pièce-montée-le-mariage-est-raté... Dingue.
Pourquoi je regarde si ça m'énerve autant ? Bonne question... Sans doute parce que ça me conforte dans l'idée que si je devais me remarier, JAMAIS je ne mettrai une robe meringue et JAMAIS je ne ferai un truc comme ça. D'ailleurs je ne me marierai pas (je voulais pas me marier mais Chouchou oui).

Pour que tu sois bien au fait, tu dois savoir que deux tendances phares se dégagent : 
1) la coiffure à base de boucles luisantes complètement figées et où on accroche des perles, des plumes, des fils de fer, n'importe quoi.

  


2) l'ouverture de bal travaillée. Je parle pas d'avoir été prendre des cours de danse de salon pour faire un truc chiadé (je l'ai fait ! Un tango de folie !) mais de produire une espèce de chorégraphie à base de compilation de musique divers sensées surprendre les invités. Hou la la, mais... que se passe-t-il ?!

Du coup, je crois qu'à force de nous farcir la tête avec toutes ces émissions, les mariés se sentent investis d'une mission divine pour l'organisation de la noce parfaite... Au secours.
Tu sais quoi, la durée et la réussite d'un mariage n'est pas proportionnel aux nombre d'euros investis ou à l'originalité à tout prix. Ce serait trop facile...

Détends-toi future mariée, essaye juste de profiter du moment, ça ne dure qu'une journée ;-)

***

(*) Tu croyais que j'allais traduire ? Ben non. C'est pas compliqué quand même...

***

Sinon, y'a des trucs rigolos quand même, mais faut être le premier à le faire, après, ça fait réchauffé !






Si jamais y'en a une qui voit l'émission de vendredi, tu pourras me dire qui a gagné ? ;-)


5 juin 2013

Se laver... ma nouvelle aventure !



J'ai donc le pied enturbanné avec un joli filet façon résille. Hyper glam puisqu'on voit tout de même trois orteils vernis à travers. 
Pour rester féminine malgré tout et propre tant qu'à faire, il a fallu que je fasse ma toilette. Pas de douche parce que je veux éviter de tremper le pansement, j'ai pas envie qu'en plus mon ongle moisisse. Pas de douche.

Ah oui mais dans la série de la loose, j'ai pas non plus de lavabo en ce moment. Les robinets des lavabos de la salle de bains sont en réparation pour 72 heures, inaccessibles. C'est pas grave, pour me brosser les dents, je le ferai dans la douche. Ben non, patate, tu viens de dire pas de douche.

Il me reste donc la baignoire. Oui mais... comment ? Procédons par ordre.

Les cheveux. Ok, je penche la tête en avant et la rince avec la douchette. Quand je me relève, je suis couleur pivoine et j'ai un peu la tête qui tourne.

Pour le corps... je décide de tenter une position semi-acrobatique. Je m’assois sur la baignoire, sur le grand côté, ma jambe gauche à l'intérieur et ma jambe droite posée sur le rebord d'en face pour éviter que l'eau ne trempe mon pansement. Tu visualises ? Pas facile... je vais te faire un p'tit dessin. 


Je commence par me brosser les dents et au moment de cracher le dentifrice, je me loupe et je me bave sur le ventre. La mousse mentholée dégouline vers mon nombril. C'est frais et pas désagréable. Finalement, je pourrais peut-être me laver entièrement au dentifrice ?...

Donc pour le haut du corps, les dessous de bras et tout, ça va, avec un gant de toilette je m'en sors. Le pied valide aussi, c'est ok. Pour le fondement, c'est plus compliqué. Je me soulève vaguement sur un pied en essayant de ne pas perdre l'équilibre, manquerait plus que je me pète une dent sur la fonte émaillée. Je rince. 

Je finis crevée, le tout m'a pris une bonne vingtaine de minutes, je te fais grâce des essais non concluants (essayer de mettre mes fesses au-dessus de la baignoire, dos à elle) (j'ai failli me retrouver cul par dessus tête avec les oreilles entre les genoux).

Alors oui, je pourrais aussi mettre un sac en plastique autour de mon pied ou que sais-je mais franchement ça me saoule. Déjà que mon pied ressemble à un rôti de porc avec son filet (merci Cécile-Quadra pour la référence culinaire), il ne manquerait que les herbes de Provence, les gousses d'ail et le sac pour que ça fasse une papillote.

Rappelle-moi qui rêve d'un bidet ? Ah, bah c'est moi !



27 mai 2013

Une vieille bique



Samedi soir, nous étions invités une soirée d'anniversaire dans un lieu très sympa de ma ville, le Bar du France 1, bateau qui abrite le Musée Maritime. Je n'y étais allée qu'une fois avec Miss F. boire un pot à la sortie du boulot, cet endroit m'intimidant un peu. Il y a des lieux comme ça où je ne me sens pas légitime, ils sont tendance et moi... pas.

La vue depuis le Bar...

Ceci étant, cette soirée d'anniv fut un chouette moment car nous avons pu voir le coucher de soleil sur la vielle et nous avons profité en toute tranquillité de l'air doux du soir. 
Ah non, ça c'était ce qu'on aurait pu espérer en allant à une soirée le 25 mai à La Rochelle. En réalité, il faisait environ 10°.
Donc au lieu d'une joli robette-sandales, c'était jupe-leggings-bottes-veste chaude. Thermique chic, le dress-code. Je faisais quelques photos, on discutait avec des amis, on buvait des coups, c'était sympa. Je m'approche du buffet en disant "pardon, excusez-moi, pardon..." au groupe qui squattait devant.

J'ouvre un parenthèse.

(

Les gens, quand tu es devant un buffet qui mesure 2 mètres de long et qu'il y a environ 60 personnes à une soirée, tu prends ton calamar à la romana au bout de ton cure-dents et TU TE CASSES pour laisser la place aux autres. Merci.

)

Je ferme.

Donc, entendant ma voix, un jeune d'à peu près moins de vingt ans daigne lever sa tête chevelue, avise mon sourire et dit "Excusez-moi Madame". Avec un autre sourire (je suis pas avare), je réponds "Mademoiselle !" avec une voix gentille mais ferme.
Il relève à nouveau la tête me regarde d'un air supris-contrit-étonné et répond "Oh pardon !"

"Nan, je déconne", j'ai répondu en riant. Il a eu l'air soulagé.

Un peu plus tard dans la soirée, un autre groupe de jeunes s'est approché de moi alors que je faisais (encore) des photos pour me dire "Hé Madame, VOUS nous prenez en photo ?"
Heu, oui, bien sûr.
Et vas-y qu'on discute de tout et de rien, de la météo, de la ville, bla bla bla. Ils m'ont vouvoyé tout le temps.

De deux choses l'une : soit ils étaient extrêmement polis. Soit ils me prenaient pour leur mère. Je penche plutôt pour la seconde possibilité. Je crois qu'effectivement à quelques années près, j'aurais pu être leur mère, mais de là à me vouvoyer tout du long... c'était un peu raide.

Je dois me rendre à l'évidence, je ne peux plus faire illusion... Plus aucun jeune ne peut croire que je fais partie des leurs, je fais partie des adultes, définitivement  Même si j'avais mis une 'tite barette à fleur qui brille dans mes cheveux, même si je suis incroyablement belle et drôle, je ne fais plus effet sur mon âge. Oh, je peux encore bien truander sur un an ou deux, mais guère plus. Pfffff....

Ah si, quand même, à un moment aux toilettes, l'une des jeunettes du groupe qui faisait la queue pour faire pipi m'a dit "elle est super jolie VOTRE barrette".

Voilà, c'est ma petite victoire.






15 mai 2013

La notice




Alors, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas fait un petit bilan de ma santé. Disons qu'après des années de bien-portance, je cumule des trucs chiants depuis deux mois. Ça, c'est à force de tuer des souris à grands coups de tapettes sous l'évier, ça doit être mauvais pour mon karma.

Comme je continue gaiement à tousser (ceci est une tournure de phrase, je suis pas très jouasse en fait), je suis retournée chez le médecin lundi dès potron-minet. Pas facile à caser celle-là. Total, j'ai un traitement de TROIS MOIS pour tenter d'enrayer ce qui semble être une allergie déclencheuse d'asthme. Call-me Marguerite. Cortisone, anti-histaminique et tutti quanti... Heureusement que j'avais pas décidé d'aller faire les soldes à Dubaï tu me diras... (c'est la première question qu'il m'a posée).

Un pschitt pour le nez, des comprimés et surtout un truc bizarre que je n'avais jamais vu : un inhalateur à poudre. Moi, j'en étais restée à la toute simple Ventoline de Ninou-ma-soeur mais là... Ha ! ha ! ça change tout !
C'est un dispositif rond de la taille de la paume de la main qu'on arme comme un flingue, tu colles l'embout sur ta bouche, inspires profondément et la poudre va direct dans les poumons. Tu inspires par la bouche, hein, pas par le nez sinon ça ne sert à rien. Nan mais je ne fais que te redonner les recommandations de la pharmacienne... Ma blondeur légendaire a dû la faire douter sur mes aptitudes intellectuelles. A moins que ce ne soit ma tête hagarde et pas maquillée (dès potron-minet j'ai dit).
J'ai bien tenté une vanne sur le recyclage potentiellement chic de l'objet pour s'enfiler des rails de coke dans les boites de nuit branchées, mais ça ne l'a pas fait rire. Pourtant c'est à la mode de donner une seconde vie aux objets...

En revanche, ce qui me fait un peu frémir malgré tout, ce sont les tailles des notices des médicaments. Elles sont gigantesques et pour donner une idée, j'hésite pour la comparaison entre la carte Michelin Poitou-Charentes et un drap housse pour un lit de nourrisson. Ça me fout les jetons d'une part parce que je ne trouve pas très rassurant qu'ils aient tant de trucs que à dire (la liste des effets secondaires, rien que ça c'est flippant) et d'autre part parce que JE N'ARRIVE PAS A LA REPLIER cette garce de notice, bordel de fuck.

Je la déplie toujours rapidement, cherchant la seule chose qui m'intéresse : est-ce que le médecin ne s'est pas gouré et que ce n'est pas déconseillé aux personnes allergiques à l'aspirine (c'est mon cas, gagné !) et surtout est-ce que ça se prend avant, pendant ou après les repas ?... Autant dire que je ne prends pas la peine de marquer le coin de la page pour savoir comment c'était tout bien plié au départ.
Ensuite, j'essaye... Je cherche le pli central puis j'essaye de faire un petit accordéon... Nan.
J'essaye directement l'accordéon... Nan. 
Je tente le pli dans le sens de la hauteur (faudrait être sacrément vicieux mais les labos pharmaceutiques ne sont pas à ça près). Nan.
Je la plie en quatre, plus en huit, puis en onze. Nan.
Je finis par replier aléatoirement, rageusement et à bourrer le tout dans la boite. Quand je remets la toute petite plaquette dedans, c'est tellement serré que ça ouvre le fond et tout tombe par terre. Ça me rend dingue.

Du coup, j'envisage de retourner voir le doc pour qu'il me prescrive AUSSI des tranquillisants, avant que je ne tue quelqu'un... Et après on s'étonne que la sécu soit en déficit.



14 mai 2013

Grosse Pétasse Sadique



Je te déteste machine, je te conchie.

Alors que je me rendais à ma grosse teuf de samba (grosse grosse teuf), j'avais pris la précaution d'imprimer un itinéraire depuis Google Maps avant le départ. Et puis, comme on n'est jamais trop prudent, j'avais aussi mis le GPS de la voiture en marche. Sauf que j'avais pas fait gaffe et visiblement, les deux systèmes ne s'étaient pas causés et à un moment, ils n'étaient plus d'accord.

Merde.

Comme en plus j'écoutais la radio et que je ne me souviens pas une fois sur deux si la Grosse Pétasse Sadique vient de dire "prenez la deuxième sortie" dans un rond-point, aucune des deux indications ne correspondait à ce que je voyais en vrai.
Je sais pas toi, mais moi j'ai un gros doute à chaque fois sur le nombre de sorties. Quand elle dit "prenez la deuxième sortie", c'est à partir de laquelle ? C'est à partir du petit chemin qui dit "interdit sauf riverains" ou à partir de celle d'après ?...Pffff.....

J'ai fini par y arriver mais j'avais 30 bonnes minutes dans la vue. Connasse (la voix du GPS, hein, pas moi) (enfin un peu).

Le retour. Là, je décide de ne suivre qu'une seule indication : le GPS du téléphone. Ok. Je programme, il annonce 2 heures de route à peu près, ce qui semble cohérent, à peu près. Sauf que là, comme je m'étais couchée à 6 heures du matin et que je n'avais dormi que 4 petites heures, j'ai passé des coups de fil pour m'occuper (avec mon kit main libre, je te rassure). Comme j'étais concentrée sur ma conversation ("ouais on a super bien joué, ça a tout déchiré...!") à un moment, j'ai dû louper une indication. Ou deux. Et là, je me suis retrouvée sur de minuscules routes de campagne au lieu de la grosse 4 voies prévue, avec des gendarmes à tous les carrefours. 
A tel point que dans un patelin à proximité d'un festival qui venait d'avoir lieu (j'ai vu des pancartes au bord de la route), la circulation était carrément déviée pour toutes les voitures qui passaient. Voie à sens unique avec barrage de flics au bout qui arrêtaient toutes les bagnoles sur un parking genre gymnase. Toutes.
Il y avait déjà 8 voitures avec des gens en train de passer des coups de fil, coffres ouverts, sacs de couchage déballés et probablement pas pour faire une sieste... Les bagnoles étaient fouillées. Enfin j'ai supposé. Ben figure toi que je ne dois pas avoir une tête de festivalière amatrice de cannabis parce qu'ils m'ont fait signe de passer direct.
Merci la Grosse Bleue qui me donne un bon air de ménagère de moins de 40 ans bien sous tout rapport...

Enfin j'étais quand même pas franchement sur la bonne route et j'ai mis deux heures et demi au lieu des deux heures annoncées.... Encore une fois.

A la suite de ça, j'ai pris une grande décision. Je n'écouterai plus la Grosse Pétasse Sadique et ses indications à la mords-moi-le-noeud. Je regarderai une carte routière et je ferai mon propre itinéraire. Le GPS, c'est pour les assistés et moi je suis une fille intelligente et qui a un bon sens de l'orientation. 

Et qui est douce, belle et gracieuse. Pour le même prix.




29 avr. 2013

Mes bras s'en souviennent



Je l'ai rêvée si fort,
Que mes draps s'en souviennent...

Le titre de ce billet est bien entendu un hommage appuyé à la chanson du groupe Il était une fois, inoubliablement belle et terriblement érotique. J'avoue avoir mis plusieurs années à comprendre de quoi il s'agissait... et sans doute d'avoir fort rougi lorsque ce fut le cas.
Bref. Il n'est pas question ici de masturbation (pas encore, mais j'ai dit que j'y viendrai un jour).

(oh oui !)

Ça suffit. Revenons au sujet qui nous préoccupe aujourd'hui.

Pendant ces quelques jours de vacances, j'ai fait des choses fun (coiffeur, apéro-copines, ciné, sieste) et des choses pas fun du tout. Comme le jardinage par exemple. Ok, je vais tout de suite reconnaître en public la chance que j'ai d'avoir un jardin, par rapport aux gens qui vivent dans des apparts, tout ça tout ça. Oui, j'ai de la chance. Mais j'aime pas jardiner.
Il a bien fallu me rendre à l'évidence il y a quelques années : je déteste ça. Mais j'ai pas le choix parce que et d'une, ben j'ai un jardin, et de deux, étant donné que ce fût l'activité professionnelle de Chouchou pendant de nombreuses années et que ça s'est terminé dans la douleur, il a décidé qu'il ne ferait plus jamais de jardin. Faut dire qu'il n'en faisait pas beaucoup déjà avant (les cordonniers les plus mal chaussés, tout ça), mais là, nada. Crapaud-poilu assure la tonte de la pelouse (moyennant une ou deux suppliques mais bon, faut pas que je me plaigne) et moi TOUT LE RESTE. Nettoyer les quelques massifs, balayer la terrasse des cochonneries qui viennent je ne sais pas d'où et surtout... arracher les mauvaises herbes qui poussent bien plus vite et avec plus vigueur que tout le reste, les putes. 

J'avais donc enfilé des gants, mis des sabots de jardin et pris un sac poubelle de 300 litres qui me suivait docilement. A 9h30, au soleil, je m'attaquais au problème consciente que tout ceci serait bon pour mon karma (faire un truc que j'aime pas, utile à la communauté, c'est bon pour le karma, non ?). J'arrache, j'arrache, j'arrache en essayant de préserver les trois brins de muguet qui résistent miraculeusement d'une année sur l'autre, tiens, c'est une mauvais herbe ça ? Je sais pas, les feuilles sont jolies... J'hésite... J'arrache. Y'a des trucs verts dont les feuilles ressemblent à des étoiles et qui rampent sur tout et qui collent aux vêtements et à la peau. Y'a du lierre partout, du bons gros lierre où quand tu tires à deux mains sur la tige pour tenter de l'arracher, tu finis le cul par terre avec une touffe de feuille entre les doigts et une tige nue qui se fout de ta gueule, bien plantée dans la terre. Mon sac se remplit...

Je vais attaquer le coin des orties. J'ai des orties de bien 90 cm de haut qui forment de gros buissons. Au début, je suis précautionneuse, j'essaye de faire attention à ce qu'elles ne me touchent pas. Au début. Mais y'en a tellement... Ah oui, j'ai oublié de te dire que j'étais un débardeur. Ben oui, pour une fois qu'il y a du soleil, je vais pas non plus me traîner des marques de tee-shirt à la con pour le reste de l'été.
Mes bras nus ont adoré les orties, mes chevilles aussi. La sueur me pique les yeux, j'ai chaud. Je taille de buis du voisin qui dépasse au-dessus du mur. Il est en fleurs ou je ne sais pas quoi et tout me tombe sur le visage et dans les seins. Ça pique. Les bambous. Les putains de FUCKING bambous du voisin (l'autre) qui tous les ans ressortent dans NOTRE jardin, par centaines. On les guette, hagards, la pelle-bêche à la main pour dézinguer les pousses tout de suite, parce qu'après, c'est MORT, tu entends ? Haaaaaa !!!!! Cri de désespoir.

Je vais chercher un deuxième sac de 300 litres, je n'arrive plus à traîner le premier. Le vieux sécateur n'en peut plus. Comment ? Qu'est-ce que tu dis ? Mais j'en ai rien à cirer que ce soit pas la saison de tailler ! Je coupe tout ce qui dépasse et j'en fait des tout petits-petits-petits-petits morceaux.... J'ai l'air d'une harpie rouge, sale, transpirante et à moitié folle.

Crapaud-poilu est venu me voir et a compris que j'étais à bout. Il a dit "arrête-toi aux cyprès, si tu veux, je ferai le reste". Oui. J'en peux plus. Mon corps entier me brûle, j'ai mal au dos, aux cuisses, je ne veux qu'une chose : prendre une douche.

Grossière erreur. Mes avant-bras griffés et dévorés par les orties me feront souffrir plus de 24 heures. Les courbatures aussi. Et tu sais quoi ? J'ai pas eu le temps d'aller à la déchetterie alors maintenant, j'ai EN PLUS deux gros sacs plein d'herbes qui vont pourrir, dégageant un jus dégueu qui va empuantir l'atmosphère et attirer les mouches. 

Je déteste le jardinage.


18 avr. 2013

C'est snob la VO ?





J’aime la version originale. Dès que j’en ai la possibilité, je regarde des trucs en VO à la télé. Enfin des trucs en anglais, parce que la VO d’une série ouzbèke, bon ben… sans façon...
(surtout si elle est sous-titrée en russe, tu vois ?)

Chouchou dit que je me la pète et que c’est chiant les sous-titres.

Oui, parce que je suis pas assez douée non plus pour me passer des sous-titres, même si mon niveau d’anglais n’est pas cata. Ce que j’essaye de lui expliquer aussi quand il ne veut pas de la VO, c’est que ça entretient un peu mon contact avec la langue, vu que ni dans mon boulot ni dans ma vie privée je n’ai beaucoup l’occasion de speak english

Maintenant, si j’avais les moyens, je pourrais aussi me barrer tous les week-end à London ou à Dublin pour entretenir my accent

Le top du top pour la VO, c’est quand ce sont des films soit qui se passent en France, soit avec des acteurs français. Black Swan, par exemple, avec Vincent Cassel ben dans la VO, je suis désolée, c’est vachement mieux (je dis ça parce que je l’ai vu y’a pas longtemps).

Et puis aussi, je trouve que certaines voix sont plus naturelles en VO qu’en version doublée. Bon, y’a du contre exemple aussi. Dr Shepperd-Mamour-Mc Dreamy de Grey’s Anatomy, il a une grosse voix de tafiole en vrai. Ça casse un peu le mythe…

Chouchou, il dit surtout que la VO,  c’est parce que je veux faire snob.

Mais si j’ai envie ? Fuck après tout.

Je m’en fous que ça fasse snob.

Et en plus, you know what, Crapaud-poilu aussi il kiffe la VO et il change de langue souvent sur la télé. On est snob de mère en fils dans la famille.

Et toi, VO ou VF ?


15 avr. 2013

Rouge et vexée




Ma grand-mère m’avait offert pour mon anniv’ une carte cadeau Yves Rocher avec un gentil petit mot disant "profites-en pour te faire belle". C’était adorable. Ça fait très longtemps que je n’avais pas franchi la porte de cette enseigne, et encore moins celle de l’institut mais bon, même si je ne les utilise pas au quotidien, leurs produits ne sont pas dégueus. A part sur le fait qu’ils se revendiquent comme super naturels et qu’ils ne le sont pas plus que ça mais c’est un autre débat. Et surtout, c’était un cadeau.

Je prends donc rendez-vous à l’institut pour samedi matin, en me fiant au descriptif du soin indiqué sur Internet. Un soin de 30 minutes "pour repulper". Le prix représente environ la moitié de la somme dont je dispose et je me dis qu’avec le reste je ferai un autre soin (du corps par exemple) ou j’achèterai des produits, notamment du sent-bon puisque j’ai tout fini le Dior Addict et que j’ai pas trop les moyens de le renouveler en ce moment…

A l’arrivée, je me rappelle pourquoi je ne venais plus dans cet institut : les cabines sont de la taille de mes chiottes. Minuscules à tel point qu’il n’y a même pas une chaise pour poser ses affaires. Il y a une patère au mur avec deux cintres et le reste, tu le fous sur la paillasse à côté du lavabo. On ne peut pas s’y croiser à deux tellement c'est exiguë (faut dire que je remplis à moi toute seule l'espace disponible).
L’esthéticienne me dit tout de suite "mais c’est pas un soin express anti-rides qu’il vous faut, vous n’avez pas de rides". Ah ? Ben… c’est gentil. So what ? "Je vous propose plutôt un soin au riz rouge bio qui donne de l’éclat, vous avez l’air d’avoir la peau très sensible, il faut la traiter avec douceur". Allez, c’est parti. Je suis pas chiante et surtout… je ne sais pas dire non
Elle me tend une espèce de paréo en sopalin et une charlotte à mettre sur les cheveux comme celle qu’on te colle à l’hosto (glamourissime), en me disant que je dois juste enlever le haut et que je peux garder mon pantalon. Je me sens pas bien bien confort comme ça mais comme elle ne m’a pas proposé d’ôter mon pantalon… j’ose pas. Elle farfouille dans ses tiroirs, ressort, revient, rapporte des serviettes, je sais pas quoi. J’attends. Ah, la voilà.

Je ne m’étais bien sûr pas maquillée en dehors d’un soupçon de mascara parce que faut pas déconner non plus, fallait que je traverse la moitié de la ville à pied depuis le parking, imagine si j’avais croisé quelqu’un… Elle m’enlève le mascara au coton-tige. C’est laborieux. Puis elle passe une lotion et ensuite, elle me nettoie le visage avec un truc qui mousse tout en me demandant quels sont mes usages en matière de soin du visage. Je la vois venir, elle essaye de savoir ce qu’elle va pouvoir me vendre en sortant… Je dis déjà tout ce que je fais et je te promets, mes copines peuvent en attester, question protocole de soins, usages divers et variés de cosmétiques divers et variés, franchement, je suis plus qu’avertie. On me la raconte pas.
Je lui dis que oui, je fais un gommage par semaine. « Et vous faites TOUJOURS un masque après, sinon, ce n’est pas bon pour la peau ? ». Oui, oui. Toujours.

Elle me rince avec des serviettes douces et tièdes, bien comme il faut. Et là, bla-bla-bla «…du riz rouge bio mélangé avec des huiles… ». Elle commence à me frotter le visage avec la préparation qui sent délicieusement bon mais c’est aussi agréable que si on m’avait frotté avec une Spontex neuve. « C’est pas trop fort ? » « Heu… un peu ». Et vas-y qu’elle frotte. Ça gratte. Re-rinçage copieux avec serviettes chaudes. J’ai le visage chaud, je le sens. Après, avec des gestes très agréables, elle me masse le visage avec… je ne sais pas quoi… une crème ? C’est doux. Pas une parole mais c’est relaxant.

Je sens ensuite un petit pinceau qui me balaye le visage… Je me dis, bécasse que je suis, que c’est sans doute encore une poudre de riz en prévision de la suite du soin. Et là, la fille me dit « je vous mets un peu de rouge à lèvres ? ». Je suis restée interloquée. Ah bon ? C’est DÉJÀ FINI ?!

Oui Madame, c’est un soin express, il s’agit simplement d’un gommage et d’une application de crème avec un léger modelage (ça veut dire qu'elle m'a mis de la crème).

Tu te fous de ma gueule ? j’ai pensé. 

La poudre que je sentais avec le pinceau, c’était pour tenter de masquer mon épiderme rouge vif. C’était la "mise en beauté légère pour clore le soin".

Elle a dû voir ma tronche rouge et mes sourcils froncés parce qu’elle a cru bon de se justifier « Au téléphone, je vous avais bien précisé qu’il s’agissait d’un soin express… Si vous voulez un protocole plus long, il faut prendre un soin d’une heure et quart… » Ben voyons. Mais excuse-moi, c’est pas toi qui m’a dit tout à l’heure qu’il fallait TOUJOURS faire un masque après un gommage ? Surtout s’il est fait au gravier !

Ben tu sais, quoi, j’ai rien dit… 

Si Miss F. avait été là, elle m’aurait coachée pour que je lui dise ma façon de penser à la demoiselle !
Lui dire que 30 euros pour un gommage, ET RIEN D’AUTRE, c’est abusé. 
Lui dire que pour de l’express, c’était de l’express puisque dans les 30 minutes, le temps d’habillage, de déshabillage, de rangeage de la cabine et de promenade des serviettes et des produits dans le couloir sont inclus.
Lui dire que pour de l’éclat, ah bah là, c’est éclatant, je ressemble à une tomate.

Ma décision était prise, je ne ferai pas d’autre soin. J’ai dépensé le reste de ma carte cadeau dans un parfum qui sent bon et un soin contour yeux. Et j’étais furax et vexée parce que je me faisais une joie de me faire papouiller et que je suis sortie avec la peau en feu et la sensation de m’être faite berner.

Du coup, je suis passée chez Céline (qui passe ici quelquefois) pour acheter un bâton de sacristain (une tuerie intégrale à base de pâte feuilletée, de crème pâtissière et de pépites de chocolat). Céline était pas là (désolée, j’avais pas le temps d’aller galoper à l’autre endroit ;-)
J'ai mangé le truc en moins de deux pour me consoler.  Ce qui n'avait aucun sens puisqu'il était midi moins cinq et que j’allais déjeuner ensuite… 

Déçue et vexée. 

Tu sais, Yves, t’es pas prête de me revoir.