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7 juil. 2014

J'ai mis de l'or dans mes cheveux



Je ne reviendrai pas sur cette découverte qui m'avait fait frémir concernant les paroles de la chanson de Dalida... Je persiste à dire que "de l'or", c'est bien plus sexy que "de l'ordre". Bref. Toujours est-il qu'hier dimanche, j'ai tenté une expérience capillaire dont je n'avais lu que du bien dans différents blogs (et oui, je lis AUSSI des blogs capillaires) (mais pas tout le temps) (Thank God).
Je n'ai pas encore voulu tenter le shikakaï, je crois que je ne suis pas prête. C'est quoi le shikakaï ? C'est une sorte de poudre tirée d'un arbre indien, qu'on mélange avec de l'eau et qui rend le cheveu souple, brillant et soyeux. Dit comme ça, ça a l'air top mais j'avoue que j'hésite...

Re-bref.

Moi, j'ai testé le Masque au lait de coco. Air con garanti mais résultat assez probant.

Comme je suis une blogueuse qui tient la route, je vais pas te raconter un truc, je vais te MONTRER comment j'ai fait. Pas le droit de se moquer.

Il faut donc : du lait de coco (moi j'ai pris de la crème parce que le lait, c'est vraiment trop liquide). Du cellophane. Une serviette. J'ai aussi utilisé un pinceau spécial qu'on utilise pour les teintures pour aider à l'application, mais c'est pas obligé. J'ai d'ailleurs fini avec les doigts comme une grosse cochonne.



Il faut enduire tous les cheveux de Crème de coco, mèches par mèches, puis les relever avec une barrette.


On dirait un peu que je viens de tourner dans un film porno hard-core, mais JE TE JURE que ce n'est pas le cas.




La première qui fait une réflexion sur mes racines, je lui déchausse les dents avec une épingle à chignon.


On emballe le tout dans du cellophane. AIR CON. Mais la chaleur du cuir chevelu emprisonnée dans le plastique va faire "fondre" le lait de coco et l'aider à mieux pénétrer.
Les mèches.
Pénétrer les mèches.




Et pour encore renforcer l'effet chauffant, on couvre le tout avec une serviette chaude. Comment on fait une serviette chaude ? Soit elle sort du sèche-linge, soit tu l'humidifies avec un peu d'eau et tu la mets 30 secondes au micro-ondes. Attention à pas te brûler. Et pis on emballe sa tête.


Ouais, j'ai un peu du noir sous l’œil. Ouais, je sais





Ensuite, tu vaques le plus longtemps possible. Moi, j'ai laissé poser trois heures environ. Surfage sur Internet, regardage des Reines du Shopping en replay, repassage, cuisinage, lecturage, tout ce que tu veux sauf que TU NE SORS PAS DE CHEZ TOI. 
C'est ce que je me suis dit que j'aurais dû faire quand j'ai croisé le regard du voisin d'en face alors que j'étais sur mon balcon. Il hésitait entre la consternation et l'horreur.

Après tu shampouines (une ou deux fois en fonction de tes habitudes), tu appliques du démêlant si comme moi, tes cheveux pensent que le shampoing est un super moment pour tisser entre eux des liens indestructibles.

Séchage. Tadam !
Le résultat... Wouaaa.... Tout doux ! Tout légers !




Voilàààà.

Blonde paresseuse, blogueuse capillaire du dimanche.

La prochaine fois, je tente l'expérience du masque visage au son d'avoine, miel, jus de pamplemousse et sperme de libellule. Parait que c'est génial contre la ride du lion.



20 mai 2014

Les deux mots qui font la différence



Je sors de la douche, la peau tiède. Je m'essuie avec une grande serviette, je me brosse les dents avec ma nouvelle brosse à dents et mon nouveau dentifrice.
Je fais glou glou glou avec ma nouvelle solution pour bain de bouche. J'essuie le coin de mes lèvres, je check... ça va, elles sont pas mal. Blanches, je veux dire.

Je mélange une noisette de crème pour le visage avec deux gouttes d'huile de figue de Barbarie pour lutter contre "les signes du vieillissement" (ça veut dire les rides en langage cosmétique). Je lisse de la paume de la main. 

Je démêle avec les doigts mes cheveux tout bouclés par la tiédeur moite de la nuit. Je fais des tresses parce que je n'arriverai à en faire rien d'autre ce matin. 

J'attrape mon nouveau lait pour le corps et je commence à me tartiner consciencieusement. D'abord les tibias, les mollets, je remonte vers les cuisses. Ça pénètre lentement. J'attaque le bras gauche et là, ça a plus de mal, c'est un peu collant. Mes tibias piquent un peu, comme samedi quand j'avais passé cette même crème sur mes guibolles fraîchement épilées par la Satinelle électrique. Ça avait piqué un peu, comme toujours après l'épilation.

Machinalement, je regarde le nouveau flacon "Nutrition Intense".

Crème Nutrition Intense pour peaux sèches.

DE DOUCHE.

Crème DE DOUCHE.

Je pouffe comme une dinde, effarée par ma médiocrité. J'avais tellement envie d'acheter cette crème corps Nutrition Intense, promesse d'une peau de satin sous des doigts qui ne seraient pas les miens... 

J'ai pris un lot de 2.

Bécasse sans cervelle. 

J'ai rincé en gloussant et en me demandant ce que j'allais faire de ces deux gros flacons puisque ma peau de princesse ne supporte pas trop les gels douche traditionnels (je me douche au bio moi Madame), fussent-ils "Nutrition Intense"...

DE DOUCHE : deux mots qui font la différence.


21 janv. 2014

Je radote



J'étais bien partie pour écrire un billet sur le bain. D'abord parce que j'avais oublié de te parler de ce super cadeau que j'avais eu à Noël... Je l'avais pas mis sur ma liste des 10 cadeaux que je ne voulais pas, mais j'aurais pu.
J'ai donc été dotée d'un flacon de bain moussant doré (ok, jusque là, admettons) dont le contenant est une chaussure en verre de taille presque réelle. C'est lourd comme un parpaing et c'était emballé comme s'il s'agissait des reliques de Ramsès II vu que c'est super fragile et très instable. Et pour couronner le tout, ça sent vaguement le monoï. Eurk.
Voilà. Ra-vie.

Alors du coup, j'avais décidé de prendre bain vendredi soir parce que j'avais envie de me détendre un peu, j'avais eu froid toute la journée, j'étais fatiguée. Bref, un bain.

J'ai donc commencé à raconter mon aventure de bain et au fur et à mesure que j'écrivais, mon cerveau a fini par tilter et a dit "ça sent pas un peu le réchauffé ton histoire ?..."

Bah si, Couillon !

J'ai déjà écrit un billet sur sa Grosse Blonde Paresseuse et le bain. En novembre 2011....
Ben tu vois, tu changes pas une virgule, ni une cause, ni un déroulement, ni une conséquence et vendredi soir, c'était EXACTEMENT la même, pareil, identique, the same.

J'en déduis que je n'ai pas dû prendre un bain depuis novembre 2011, en tout cas chez moi, sinon tu penses, je t'aurais raconté.

Donc je suis navrée pour ceux qui se souviennent parfaitement de ce monument de la bloguerie, mais voilà... mon histoire de bain est déjà toute écrite : MON HISTOIRE TOUTE ECRITE donc ça sert à rien que je recommence.

Ok, j'aurais pu refaire un peu le texte, te raconter que cette fois-ci j'avais fait chauffer à fond la salle de bains (il faisait au moins 25° dans la pièce) pour ne pas avoir froid. J'aurais pu. Mais en gros, ça s'est passé exactement pareil, alors tu m'en veux pas mais... bref. Même la serpillière s'est fendue la gueule.

En revanche, si tu veux poster un commentaire, tu peux le faire ici ou à l'époque, c'est comme ça te chante ;-)

Cette fois-ci, je le promets, c'est la der des der.

Ah si, un changement. Quand Crapaud-poilu m'a demandé si mon bain était bien et que je lui ai raconté le tsunami, il a dit "ben t'as jamais étudié la poussée d'Archimède ?"
La dernière fois, il n'en avait pas parlé.

Le temps passe, ma bonne dame, le temps passe... 




6 juin 2013

Le pied, la suite

Ce matin les gens, pense à moi. J'ai rendez-vous chez le chirurgien et rien qu'à la perspective qu'il tripote mon pansement je crains de défaillir.

J'ai pas trop le coeur à raconter des bêtises.

Mais hier, comme j'ai bien ri à la lecture de vos commentaires, j'ai décidé de faire une tentative pour le fun d'emballage girly, sur les conseils de Dominique. Voilà le résultat... 



Pas vraiment des paillettes mais un joli papier doré. J'aime beaucoup.

Merci à tous pour vos pensées, vos encouragements et vos gentils mots. A bientôt ;-)



EDIT DE 10H16
J'ai décidé d'assortir ma patte folle à ma robette summer style pour aller à l’hôpital.



Et en attendant, si tu t'ennuies, tu peux aller faire un tour à l'annexe, y'a des muffins aux myrtilles qui tuent mémé.


EDIT DE 16H30
Ça va !! Pas eu mal, l'infirmière a kiffé le pansement à noeuds et a été toute douce. Voilà la nouvelle tenue de mon orteil (ça s'appelle hallux, tu savais ?)... Pour au moins 15 jours, avec changement à domicile par une styliste-infirmière tous les trois jours. J'ai encore les fils pour deux semaines aussi.




Merci pour tes bonnes pensées...



5 juin 2013

Se laver... ma nouvelle aventure !



J'ai donc le pied enturbanné avec un joli filet façon résille. Hyper glam puisqu'on voit tout de même trois orteils vernis à travers. 
Pour rester féminine malgré tout et propre tant qu'à faire, il a fallu que je fasse ma toilette. Pas de douche parce que je veux éviter de tremper le pansement, j'ai pas envie qu'en plus mon ongle moisisse. Pas de douche.

Ah oui mais dans la série de la loose, j'ai pas non plus de lavabo en ce moment. Les robinets des lavabos de la salle de bains sont en réparation pour 72 heures, inaccessibles. C'est pas grave, pour me brosser les dents, je le ferai dans la douche. Ben non, patate, tu viens de dire pas de douche.

Il me reste donc la baignoire. Oui mais... comment ? Procédons par ordre.

Les cheveux. Ok, je penche la tête en avant et la rince avec la douchette. Quand je me relève, je suis couleur pivoine et j'ai un peu la tête qui tourne.

Pour le corps... je décide de tenter une position semi-acrobatique. Je m’assois sur la baignoire, sur le grand côté, ma jambe gauche à l'intérieur et ma jambe droite posée sur le rebord d'en face pour éviter que l'eau ne trempe mon pansement. Tu visualises ? Pas facile... je vais te faire un p'tit dessin. 


Je commence par me brosser les dents et au moment de cracher le dentifrice, je me loupe et je me bave sur le ventre. La mousse mentholée dégouline vers mon nombril. C'est frais et pas désagréable. Finalement, je pourrais peut-être me laver entièrement au dentifrice ?...

Donc pour le haut du corps, les dessous de bras et tout, ça va, avec un gant de toilette je m'en sors. Le pied valide aussi, c'est ok. Pour le fondement, c'est plus compliqué. Je me soulève vaguement sur un pied en essayant de ne pas perdre l'équilibre, manquerait plus que je me pète une dent sur la fonte émaillée. Je rince. 

Je finis crevée, le tout m'a pris une bonne vingtaine de minutes, je te fais grâce des essais non concluants (essayer de mettre mes fesses au-dessus de la baignoire, dos à elle) (j'ai failli me retrouver cul par dessus tête avec les oreilles entre les genoux).

Alors oui, je pourrais aussi mettre un sac en plastique autour de mon pied ou que sais-je mais franchement ça me saoule. Déjà que mon pied ressemble à un rôti de porc avec son filet (merci Cécile-Quadra pour la référence culinaire), il ne manquerait que les herbes de Provence, les gousses d'ail et le sac pour que ça fasse une papillote.

Rappelle-moi qui rêve d'un bidet ? Ah, bah c'est moi !



1 mai 2013

Question d'hommes : la salle de bains




Dans un précédent épisode intitulé « Boys Boys Boys », j’ai demandé aux garçons de prendre la parole et de proposer un sujet dont ils aimeraient que je donne mon merveilleux et si judicieux avis.

Le Mari de la Brodeuse du Phare et le Chéri de C’s touch ont tous les deux des interrogations quant à nos manies de salle de bains : pourquoi n'aimons-nous pas qu’un homme nous regarde en train de nous démaquiller, de mettre du déo, d'enfiler un collant ou autre truc du quotidien ?

Très bonne question.

Je dois dire que j'ai été un peu surprise mais, oui, c'est vrai, moi non plus je n’aime pas qu’on me regarde dans ces moments là. Donc de quelques cas particuliers suspectés (la Brodeuse, Claudia et moi), je fais une généralité : les femmes n’aiment pas. 

Bien, bien, bien.

Avant d’essayer d’expliquer pourquoi, je m’interroge sur « pourquoi tu veux regarder ? » Qu’est-ce qui te fait kiffer dans le fait de me voir la bouche grande ouverte, le menton tirant vers le bas avec une grimace moche en train de m’étaler un coton sur les yeux qui va me coller du noir partout ?

Qu’est-ce qui pourrait te plaire dans le fait de me voir appliquer du déodorant sous les bras, poser un protège-slip dans le fond de ma culotte ou me curer les oreilles avec un coton-tige ?

Me doucher, me mettre du lait sur le corps, me faire un brushing : ce sont des gestes techniques qui s’ils ne sont pas réalisés avec un regard suggestif, des bougies partout et une lumière tamisée, n’ont aucune vocation à attirer ton regard...

La vérité est que je ne veux pas que tu me voies en train de me contorsionner le visage ou le reste du corps, prendre des poses zarbi, avoir la bouche pleine de dentifrice et cracher dans le lavabo. Ou avec un masque vert grenouille sur la figure et des cheveux collés par une couleur en train de poser. Ou tortiller mon cul pour le faire rentrer dans ce collant qui visiblement confond le XXL avec le 12 ans.

Pourquoi je n’aime pas que tu me regardes dans ces moments là ?
Je crois que la seule réponse valable tient en un seul mot : PRINCESSE.

Au cas où tu l’aurais oublié, je suis une Princesse. Une princesse est naturellement belle, sent naturellement bon et a naturellement la peau douce (et ça sent les fleurs quand elle fait caca, c'est bien connu). Naturellement signifie qu’aucun artifice grossier n’est nécessaire pour aboutir à ce résultat. C’est… naturellement moi et tout ce dont j'ai besoin pour arriver à ce résultat naturel, c'est d'avoir un peu la paix dans la salle de bains pendant mettons... 5 minutes. Bon ok 35, on va pas chipoter.

Et toi, sache qu'il n'y a rien de joli dans tout ça, rien qu'on n'ait envie de te montrer, de partager avec toi, à ce moment précis.

Je crois qu’une des différences fondamentales entre les filles et les garçons (après celle qui consiste à ce que les filles trouvent un objet qu’on cherche dans la maison), la différence est qu’une fille se complaît dans le mystère alors que l’homme veut décortiquer le pourquoi du comment. 
La fille est subjuguée par le tour de magie, le mec veut savoir comment ça marche et où le magicien a planqué le trois de pique (làààààà, sous sa main, j’te dis !). 
La fille aime un film qui se termine sur une fin ouverte (on sait pas vraiment comment ça finit, ça laisse des possibilités, ça fait travailler l’imagination), un mec veut savoir si le méchant est mort ou pas.

Ben c’est pareil. L’intimité de la salle de bains, c’est l'envers du décor, l'endroit qui s'il est partagé  à certains moments rompt la magie du spectacle... Bien entendu, je sais que tu n'es pas dupe et que tout ceci n'est qu'une mascarade mais s'il te plait... fais semblant ! Fais un effort et arrête de vouloir nous surprendre quand nous ne sommes pas redevenues des princesses. 

On n’aime pas alors… ben n’insiste pas. 

Tu es gentil.