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3 juin 2013

Question d'hommes : la friend-zone...




Petit à petit, je continue à traiter en Experte (particulièrement douée, intelligente et divinement belle, je le rappelle) les questions posées par les hommes dans le billet qui leur était dédié (Boys, boys, boys... remember ?)

Aujourd'hui, nous allons nous pencher sur la question de LaReco_duVentre, un ami charmant qui se demandait la chose suivante : "Pourquoi le filles préfèrent les bad boys et que les plus gentils finissent TOUJOURS "meilleurs amis" ou "oh non avec toi je ne pourrai pas tu es comme mon frère" (pitain de gentillesse, je pourrai me la foutre au c**) ?" (sic)

Ce qui est curieux, c'est que j'avais eu cette discussion peu de temps auparavant avec un autre ami qui visiblement avait rencontré la même problématique au lycée. Et franchement, je me suis dit que si j'étais tout à fait honnête, je crois bien que c'est ce que vit Crapaud-poilu aujourd'hui... Il a tout un tas de copines, certaines depuis plusieurs années, avec qui il converse des heures durant (en live, en chat, en sms, au téléphone, en mail, en facebook... TOUT LE TEMPS) mais avec qui il ne se passe rien de croustillant (manger des chips, c'est croustillant mais ça compte pas).

Au début, je me suis dit "mais pas du tout !" 
Moi je les adore les mecs doux, romantiques, un peu féminins qui ont l'oeil humide en regardant des films de midinettes. Mais je les aime aussi un peu mâles quand il s'agit de me défendre face à une horde d'ours affamés (i.e. ne pas se laisser griller la place dans la file du McDo), qu'il sache se faire respecter, bordel ! (puisque moi j'y arrive pas).

Mais c'est vrai qu'au lycée.... Au lycée, il est arrivé qu'à une époque je cumule deux amoureux. Simultanément. Bien entendu ils ignoraient tout l'un de l'autre et je vivais cette situation avec une fierté tout à fait inappropriée de jeune donzelle tombeuse de garçons (état totalement étranger à ma condition de fille une peu rondouillarde et pas au top de sa beauté) (mon visage, c'était la colonie de vacances des boutons). 
Le premier était celui sur qui j'avais fantasmé depuis le début de l'année, qui m'avait déjà laissée tomber une fois au premier trimestre et avait brisé mon coeur en mille morceaux eux-mêmes devenus poussière. Les chagrins d'amour du lycée sont meurtriers. Il s'appelait Olivier, était dur avec moi, soufflant en permanence le chaud et le froid.
Le second était un qui m'a fait une cour incroyable, m'offrant mes cafés le midi au Rond-point (troquet d'en face et un peu ma résidence secondaire), m'invitant au ciné, m'écrivant les lettres enflammées, me faisant des cadeaux, me traitant comme une princesse. Tout ce que j'adorerais aujourd'hui, qui me faisait plaisir à l'époque, sans plus... Il s'appelait Christophe.
Un jour, Christophe a su. 
Il savait déjà qu'Olivier m'avait fait souffrir et je crois qu'il venait aussi un peu en guérisseur. Il m'a donné le choix (grand seigneur jusqu'au bout), m'a laissé une semaine pour réfléchir, ne m'a pas harcelée de questions.

J'ai choisi l'autre. Christophe m'a écrit une ultime lettre que j'ai retrouvée chez mes parents l'année dernière où il me dit que c'est dommage, qu'il est fou amoureux de moi mais qu'il ne m'en veut pas. Il me dit aussi qu'il sait que l'autre me rendra toujours malheureuse et que cela le rend triste de savoir que je vais être triste...
Olivier m'a quittée deux semaines plus tard et je me suis retrouvée seule. Pas une minute je n'ai songé retourner vers Christophe qui était pourtant l'un des plus doux garçons jamais rencontré, même encore à ce jour.

Maintenant, je sais que cet exemple n'est pas tout à fait le bon, rapport au sujet qui nous intéresse, puisque le gentil n'est pas resté dans la friend-zone et que je l'ai bécoté sérieux.... A vrai dire, je n'ai laissé aucun garçon dans la friend-zone, trop heureuse quand l'un d'entre eux daignait s'intéresser à moi.
En fait, je crois que la friend-zone, c'est une problématique réservée aux belles nénettes. A celles qui ont le choix de ne voir dans le garçon que l'ami, puisqu'elles se font courtiser par ailleurs. 

Les copines de mon fils sont toutes plus mignonnes les unes que les autres... et ont presque toutes des petits copains. Qui ne sont pas lui. Peut-être que je m'inquiète à tort mais j'essaye de lui faire comprendre de temps en temps que si ça se trouve, les copines pourraient le voir d'un autre oeil. Il me dit qu'il n'a pas envie... Je ne veux pas trop l'ennuyer avec ça.

Alors du coup, c'est à moi de poser la question aux garçons à qui c'est arrivé : comment on en sort de la friend-zone ?...



20 mai 2013

Question d'hommes : La plus grosse honte...



Parmi les requêtes des garçons l'autre jour dans Boys boys boys, Pauldupaca m'a demandé "la plus grosse honte que tu te sois faite toute seule dans ta vie"...
Je dois dire que c'est pas évident. D'abord parce que j'en ai déjà raconté quelques unes ici et que je je vais pas recommencer et puis parce que ce n'est jamais marrant (pour soi) de se rappeler des événements pas glop. Mais il m'est revenu un épisode récemment donc, t'as de la chance !... Non, deux en fait.

J'ai onze ans et demi, je fais ma rentrée en sixième. Je ne connais personne puisque je reviens de La Réunion où j'ai passé deux ans. Je porte un pantalon jaune citron clair et un tee-shirt rayé jaune et violet (on est dans les 80's) (bon, ça va). J'ai plutôt les cheveux courts mais pas trop non plus.
Mon père attend que je sois appelée par le prof principal, je me mets en rang, je fais un petit coucou et voilà. Grosso modo, ça se passe bien.
Arrive l'heure de la cantine. Ouch, big changement ! A La Réunion, c'était une cantine d'école primaire avec des grands tables longues pouvant accueillir 10 ou 12 enfants où les dames de cantine nous apportaient nos assiettes déjà remplies : carri poulet (ou porc ou poisson ou ti jacques), grains (lentilles, haricots rouges), riz, salade de chou blanc. Tout en même temps.
Là, c'est un self-service : on prend son plateau et on avance dans la file... Je suis en train de faire la queue dans la file avec plein de gens que je ne connais pas et un garçon l'air un peu benêt, voire pas fûté, voire complètement neuneu (même à l'époque je l'avais remarqué) me dévisage d'un air bizarre. J'essaye de ne pas le regarder, je ne veux pas me mettre mal dès le premier jour.
Et là, il me demande d'une voix très forte "t'es une fille ou un garçon ?" 
Ben une fille, j'ai répondu d'une petite voix.
J'étais pivoine. Et vexée. Tout d'un coup, je voulais une jupe, des cheveux longs et pouvoir rentrer dans un trou de souris. Atroce.

Une autre ?

Mon tout premier boulot une fois diplômée. Je remplace pour ses congés une des standardistes-hôtesse d'accueil d'un Centre de réadaptation de la Croix-Rouge dont mon oncle est le directeur. Un boulot à mi-temps, à La Rochelle pendant l'été, y'a pire pour démarrer une carrière professionnelle...
La Directrice adjointe est une femme très professionnelle, un peu autoritaire, que je croise tous les jours. Elle a une quarantaine d'années à vue de nez, peut-être un peu plus. Pas franchement sexy, pas franchement souriante. Elle s'appelle Simone Robert. Faut dire que c'est pas fun comme nom... Nan, nan, nan, on ne va pas sur ce terrain là ! Pas les noms.
Un jour, je décroche le téléphone et j'entends une voix me dire "Bonjour, je suis Monsieur Robert, puis-je parler à Simone Robert ?"
Oui, bien sûr.
Je compose le numéro interne, elle décroche et j'annonce "C'est votre mari en ligne". 
"Je ne pense pas que ce soit lui, je ne suis pas mariée".
Merde.
J'ai bredouillé, j'ai fait gloups surtout que le ton acerbe et aigri qu'elle avait employé m'indiquait clairement que ce n'était pas un choix. Plus sèche, tu meurs.
La grosse honte pour moi, jeune donzelle un peu trop sûre d'elle. En fait, c'était son frère.
Remarque, ça m'a servi de leçon. Plus jamais je n'ai supposé d'un quelconque lien de parenté entre deux personnes portant le même nom. 

Une dernière ?

Avoir demandé à une collègue si elle était enceinte. Ben non. C'est fini pour moi, c'est plus possible qu'elle a répondu. Ah. C'est pas qu'elle était grosse, elle est même maigre comme un clou mais elle a un petit bidon proéminent. Toujours aujourd'hui d'ailleurs à tel point que ça m'arrive de me dire "nan mais ce coup-ci, c'est sûr qu'elle est enceinte".
Pourtant, je m'étais jurée de ne plus jamais faire ce genre de réflexion depuis que quelqu'un m'avait demandé à moi à combien j'en étais du terme. Heu.... non... je suis juste grosse en fait. Il a eu plus honte que moi sur ce coup là...

Et toi ? Tu racontes ? ;-)




1 mai 2013

Question d'hommes : la salle de bains




Dans un précédent épisode intitulé « Boys Boys Boys », j’ai demandé aux garçons de prendre la parole et de proposer un sujet dont ils aimeraient que je donne mon merveilleux et si judicieux avis.

Le Mari de la Brodeuse du Phare et le Chéri de C’s touch ont tous les deux des interrogations quant à nos manies de salle de bains : pourquoi n'aimons-nous pas qu’un homme nous regarde en train de nous démaquiller, de mettre du déo, d'enfiler un collant ou autre truc du quotidien ?

Très bonne question.

Je dois dire que j'ai été un peu surprise mais, oui, c'est vrai, moi non plus je n’aime pas qu’on me regarde dans ces moments là. Donc de quelques cas particuliers suspectés (la Brodeuse, Claudia et moi), je fais une généralité : les femmes n’aiment pas. 

Bien, bien, bien.

Avant d’essayer d’expliquer pourquoi, je m’interroge sur « pourquoi tu veux regarder ? » Qu’est-ce qui te fait kiffer dans le fait de me voir la bouche grande ouverte, le menton tirant vers le bas avec une grimace moche en train de m’étaler un coton sur les yeux qui va me coller du noir partout ?

Qu’est-ce qui pourrait te plaire dans le fait de me voir appliquer du déodorant sous les bras, poser un protège-slip dans le fond de ma culotte ou me curer les oreilles avec un coton-tige ?

Me doucher, me mettre du lait sur le corps, me faire un brushing : ce sont des gestes techniques qui s’ils ne sont pas réalisés avec un regard suggestif, des bougies partout et une lumière tamisée, n’ont aucune vocation à attirer ton regard...

La vérité est que je ne veux pas que tu me voies en train de me contorsionner le visage ou le reste du corps, prendre des poses zarbi, avoir la bouche pleine de dentifrice et cracher dans le lavabo. Ou avec un masque vert grenouille sur la figure et des cheveux collés par une couleur en train de poser. Ou tortiller mon cul pour le faire rentrer dans ce collant qui visiblement confond le XXL avec le 12 ans.

Pourquoi je n’aime pas que tu me regardes dans ces moments là ?
Je crois que la seule réponse valable tient en un seul mot : PRINCESSE.

Au cas où tu l’aurais oublié, je suis une Princesse. Une princesse est naturellement belle, sent naturellement bon et a naturellement la peau douce (et ça sent les fleurs quand elle fait caca, c'est bien connu). Naturellement signifie qu’aucun artifice grossier n’est nécessaire pour aboutir à ce résultat. C’est… naturellement moi et tout ce dont j'ai besoin pour arriver à ce résultat naturel, c'est d'avoir un peu la paix dans la salle de bains pendant mettons... 5 minutes. Bon ok 35, on va pas chipoter.

Et toi, sache qu'il n'y a rien de joli dans tout ça, rien qu'on n'ait envie de te montrer, de partager avec toi, à ce moment précis.

Je crois qu’une des différences fondamentales entre les filles et les garçons (après celle qui consiste à ce que les filles trouvent un objet qu’on cherche dans la maison), la différence est qu’une fille se complaît dans le mystère alors que l’homme veut décortiquer le pourquoi du comment. 
La fille est subjuguée par le tour de magie, le mec veut savoir comment ça marche et où le magicien a planqué le trois de pique (làààààà, sous sa main, j’te dis !). 
La fille aime un film qui se termine sur une fin ouverte (on sait pas vraiment comment ça finit, ça laisse des possibilités, ça fait travailler l’imagination), un mec veut savoir si le méchant est mort ou pas.

Ben c’est pareil. L’intimité de la salle de bains, c’est l'envers du décor, l'endroit qui s'il est partagé  à certains moments rompt la magie du spectacle... Bien entendu, je sais que tu n'es pas dupe et que tout ceci n'est qu'une mascarade mais s'il te plait... fais semblant ! Fais un effort et arrête de vouloir nous surprendre quand nous ne sommes pas redevenues des princesses. 

On n’aime pas alors… ben n’insiste pas. 

Tu es gentil.