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13 juin 2016

23 juil. 2014

Du rêve à la réalité

Brève histoire.

Le prologue : un billet, un jour avec un dessin de mon désir...




L'histoire : Maman vient quelques jours à La Rochelle et tient à m'offrir des chaussures "Mais des belles, hein, de la bonne qualité..." C'est une espèce de tradition, un rendez-vous toutes les deux qui se déroule ici ou en Lorraine. Un tour de boutiques ensemble, avec Biquet qui attend patiemment à l'entrée du magasin, en portant parfois le parapluie, le sac à main ou les fraises achetées au marché. Il ne ronchonne pas, il donne son avis parfois. On entre chez Minelli, chez André, aussi dans des boutiques cossues et d'autres moins. Elles sont toujours dans ma tête, mais je connais leur prix indécent. Maman dit "Si, vient, on va voir quand même". Je les essaye... Merveille. On repartira sans parce que je sais qu'elles sont soldées aussi à La Redoute. On arrive à avoir 20% de remise supplémentaire en achetant un petit tee-shirt. Plus qu'à attendre la livraison... C'est long...

L'épilogue : elles sont arrivées hier. Je suis joie. Et plus grande de 10 centimètres.



Rendez-vous début août pour les photos de la tenue complète, pour le mariage de ma copine Mélo.

Merci Maman chérie ♥

15 mai 2014

Comme un canard



Brève contrariété du jour.
Nouvelle paire de chaussures, trouvée au vide-grenier.
Compensées, hautes, tissu bleu marine à fleurettes. Trop mimiiiiii....

Je les mets ce matin avec un jean un peu slim, je me sens divine.

Je sors de l'appart', je commence à descendre l'escalier avec mon surdo à la main, je manque de me crêper trois fois. Je mets ça sur le compte du surdo qu'il est quand même envahissant ce truc et puis lourd et puis pas commode.

Arrivée au bureau, je sors de la voiture et au bout de huit pas et demi, la bride à l'arrière de la cheville est complètement descendue, je vais me casser la gueule c'est sûr.
Je la remets.
Je vérifie, je suis déjà serrée au max dans les petits trous de la bride.

Cinq pas de plus, descendue.
Je remets, je serre les fesses, me dis que si j'adopte une posture droite, abdos (mouahahaha) contractés et que je fais des petits pas, ça va aller... Nan.

J'ai la démarche d'un canard qui aurait des hémorroïdes. 

L'escalier qui monte à mon bureau est fatal, la bride est complètement descendue. Je suis hyper déçue, je cherche comment faire. Je vais essayer de faire un trou supplémentaire avec mon coupe-papier et un trombone. Ou je vais rentrer ce midi et mettre des ballerines.

Je me sentais hyper sexy ce matin. 

Loupé.



5 mai 2014

Repartir contente



Hier, j'avais vide-grenier dans mon nouveau patelin. Un truc gigantesque qui monopolise un parc, et trois grandes rues... Domi-la-belle, celle qui me rapporte toujours des trouvailles incroyables de fringues qu'elle chine dans les vide-greniers m'avait dit qu'elle allait y faire un tour. Alors, pourquoi pas ?

On s'est retrouvées sur place, ça faisait déjà presque deux heures qu'elle était là et elle avait deux énormes sacs pleins, plus des bouquins qui l'attendaient au stand du type et qu'elle passerait chercher en revenant vers sa voiture (elle m'a avoué le soir qu'il y en avait 14 !)

J'ai pris un cour magistral de l'experte en la matière :

Règle #1- Savoir repérer les stands : pour les fringues, la morphologie des gens qui vendent est souvent (mais pas toujours) un indicateur des tailles que tu peux trouver (oublie la minette de 20 ans qui flotte dans du 36 si tu loges péniblement dans du 50). 

Règle #2- Demander le prix tout de suite lorsqu'un objet t'intéresse, pour voir si ça vaut le coup de continuer à le regarder. MAIS continuer aussi à regarder d'autres choses pour pouvoir négocier un prix pour le lot, le cas échéant.

Règle #3- TOUJOURS proposer un prix plus bas SAUF si c'est l'affaire du siècle ou si le truc te plait VRAIMENT beaucoup.

Règle #4-  Toujours essayer quand c'est possible. D'où la nécessité de penser à ta tenue de combat pour que ce soit facile. J'avais opté pour une robette fluide avec un legging et des ballerines. Tu peux essayer une robe ou un tee-shirt par dessus, un pantalon ou une jupe par dessous, les chaussures, tu les enlèves plus vite que ton ombre. Heureusement qu'il ne faisait pas -10°.

Règle #5- Ne jamais s'extasier. Alors ça... pfff.... je sais pas faire. Avec ma discrétion et mon sens de la mesure legendaires, impossible de ne pas hurler "haaaaan, trop beaaaaau !!...." 

Règle #6- Accepter l'échec. Des fois, on pense que ça va le faire et puis non. 

Règle #7- Repartir avec un truc qui à lui seul vaut le coup. Parce qu'il te fait vraiment kiffer, parce que c'est l'affaire du siècle, parce que c'était un truc que tu voulais depuis longtemps. 
Hier pour Domi, c'était hier un sac vert émeraude, en fourrure d'émeu d'Islande. Ou en plume de panda Indonésien, je sais pas trop, y'avait plus l'étiquette.

Résultat des courses :
Une chemise pour Crapaud-poilu à 3 euros (premier achat, Domi s'est étranglée quand j'ai sorti mon porte-monnaie sans moufter, mais c'était trop tard). 

Six tasses à café en porcelaine argentée avec des petites cuillères en porcelaine : 1 euro les 6. J'ai pas bronché à l'annonce du prix. Domi a dit que j'avais eu raison, des fois, il faut savoir rester humble.

Une tunique un peu sino-japonaise, près du corps, en satin noir avec des jolis petits boutons, à 1 euro. Je l'ai essayée dans l'allée du parc par-dessus ma robe, j'étais carrément boudinée mais au retour à la maison sans rien dessous, c'est mieux. Finalement, je suis rondement boudinée. J'aime beaucoup, j'assume tout à fait mon côté geisha grassouillette.

Une blouse en voile. J'hésite. Elle coûte 2 €, l'imprimé... je sais pas trop... Domi me dit qu'elle est pas mal. Je me laisse faire, oui c'est vrai avec un jean, ça sera sympa. Je ne l'essaye pas, à vue de nez c'est bon. 
Je vais prendre rendez-vous chez l'ophtalmo pour mon nez, il ne voit que dalle, elle est bien trop petite. Règle #6, accepter l'échec.

Trois mini-vernis OPI, 2 euros, presque neufs.

Une robe en jean zippée et une robe belle-des-champs pour l'été. Elles étaient à 5 euros pièce, j'ai dit "vous me faites un prix si je prends les deux ?" (rougissante et le regard fuyant, n'assumant pas du tout mon statut de négociatrice du dimanche). Oui, je vous fais les 2 à 8 euros. Yallaaaaa ! 
Domi est fière de moi.

Un mini-sac imprimé léopard bleu. 2 euros. Il est neuf.

Et malheur de malheur... des chaussures. C'est un supplice pour moi parce que des chaussures, il y en a quasiment sur tous les stands. J'ai craqué pour trois paires. Attends, attends, tu vas voir !

Une paire de ballerines ouvertes, à imprimé léopard (je suis très graoooou en ce moment), avec un nœud en dentelle : 1 euro au lieu de 2.
Une paire de compensées imprimées bleu foncé à fleurettes, ma-gni-fi-ques. 3 euros au lieu de 4 annoncés.

Et surtout, surtout, le truc qui fait kiffer. Tu sais, la Règle #7... A la fin, tout au bout, un grand stand plein de trucs (c'est un peu le principe du vide-grenier, je sais, c'est pour planter le décor). Elles sont là, par terre. 
Règle #5, ne pas s'extasier alors que j'ai des papillons dans le ventre
Règle #3, à l'annonce des 3 euros pour la paire, ne pas chercher à obtenir 2,50 parce que là, c'est l'affaire du siècle ET elles me plaisent beaucoup
Règle #4, essayage concluant.

Des merveilles. Des sneakers Hogan argentées divines. TROIS EUROS. Hogan, je sais que c'est une bonne marque, mais je connais pas plus que ça. J'ai surfé sur le net en revenant, pour voir... 
Des sneakers Hogan silver, ça vaut environ... 310 euros.

Repartir contente...
Pour avoir passé un chouette moment avec mon mentor de vide-grenier et pour avoir des chaussures de Wonder Woman disco.

I am a dancing queen, young and sweet, only seventeen....

(ou alors, je suis la petite soeur d'Igor et Grichka Bogdanoff, c'est selon).


29 juil. 2013

Compulsion raisonnable



Samedi, j'avais pas la frite. D'abord parce que ça faisait trois nuits que je dormais plus que moyennement (voire pas du tout) donc forcément, à un moment, ça finit par se sentir dans son corps. Et pis le matin, il avait fallu que j'ôte définitivement mon ongle arraché. Il était soulevé, il n'arrêtait pas de s'accrocher malgré les petits sparadraps tout doux de Do. Je me suis dit qu'il était temps...
Dessous, c'est pas très joli. Pas cata mais franchement pas joli et surtout, il faut que j'aille voir la pédicure pour savoir si j'ai le droit de vernir l'embryon d'ongle ou s'il va falloir que je me trimbale ce truc moche encore longtemps.

Bref, j'avais pas la frite.

Alors je suis allée faire des fins de soldes. J'avais envie de craquer des sous, envie d'acheter des trucs nouveaux alors que mon armoire déborde et que j'ai pas un rond. Compulsion.

Direction Kiabi. Butin : une robe noire super sexy que je ne sais pas encore quand je vais mettre. Une robe où il ne faut pas que je me penche en avant pour ramasser quelque chose, sous peine d'offrir une vue directe sur mon embrayage, ni que je monte un escalier offrant potentiellement une vue directe sur mon fondement. Ça va être compliqué dans la mesure où je bosse au premier étage et que je suis hyper maladroite. Je vais réfléchir à la question. 11,98 €. Raison
Et aussi un tee-shirt rayé blanc et vert-jaune un peu fluo. J'ai 63 tee-shirts dont au moins 38 rayés. Compulsion.
Oui, mais il était à -70%. Raison.

Direction Fask, un destockeur de chaussures dont j'avais déjà parlé je sais plus quand. Je traîne, oui, bof, moyen (en même temps, je ne chausse ni du 35, ni du 41 et les rayons en sont plein...). Et puis avec ce putain d'orteil de sa race et son ongle atrophié hyper moche, je peux pas essayer n'importe quel tout mimi petit escarpin. Ah mais que vois-je ?... Des sandales méga compensées, presque plateformes, argentées. En 39. Si ça c'est pas un signe du destin... Et la lanière passe juste où il faut pour ne pas avoir mal... Compulsion.
Et là, ooOOoOooh.... comme tu es jolie, toi, sandale vernie blanche avec des petits clous dorés et des talons de bois. Tellement mignonne. Compulsion again.
Et là, j'avise la trentaine d'affiches qui pendouillent depuis le plafond où il y a tellement de trucs écrits que ça me faisait suer de les lire. J'avais juste bien repéré le -70% sur tous les trucs en soldes. Et en petit dessous, il y avait écrit : 1 paire achetée = 2 paires offertes. Raison.
D'autant plus raisonnable que je n'ai pas trouvé de 3ème paire qui m'allait. Alors qu'elle était GRATUITE. Méga raison.

J'ai fini par La Halle. J'ai essayé au moins 10 trucs. Compulsion.
J'ai tout remis sur le portant en sortant de la cabine. Raison

Sauf un pantalon kaki en lin qui irait super bien avec mes jolies sandales argentées.... Et j'ai rien compris, parce que finalement chez moi, il est marron. La faute l'éclairage électrique sûrement. Ben c'est pas grave, j'irai chercher un autre pantalon kaki. 

Nan, nan, nan, plus rien, j'achète plus rien.

RAISON.



10 juin 2013

Adieu sexcarpins à fantasmes



Samedi fin d'après-midi, Crapaud-poilu m'emmène pour aller chercher des chaussures adaptées à mon gros orteil enturbanné. Je peux enfiler des tongs mais au bout de 10 minutes j'ai déjà mal... Faut que je trouve quelque chose, je ne peux pas continuer à claudiquer ainsi pied nu, surtout si j'envisage de voir ce que donne la conduite par moi-même, sans mon chauffeur-apprenti.

Suivant vos conseils avisés, j'envisage d'aller chercher une paire de Birkenstocks. Maman m'a envoyé des p'tits sous "pour que je puisse acheter un truc beau et confortable". C'est trop gentil. J'avance dans la galerie commerciale bondée, accrochée au bras de mon fils, craignant qu'on ne me marche sur le pied. J'avoue que la perspective de porter des Birkenstocks m'enchante à peu près autant que celle de devoir mettre une jupe-culotte par exemple. Tu vois, dans le genre anti-glam au possible (sans vouloir offenser les adeptes, hein, c'est juste que... c'est pas moi).

Arrivée au magasin, je demande à en essayer deux modèles de couleur argent. Au moins choisir un truc qui me ressemble un peu (bling-bling, ça briiiiiille). Ben tu me croiras si tu veux : ça passe pas ! Même desserré au max, ça me sert trop l'orteil et j'ai mal. Allez hop ! C'est mort. Je passe mon regard enamouré sur des Converse léopard et d'autres "façon Converse" verte et argent pailletée. Adieu mes amours.

On rentre dans le grand magasin et je me dis qu'est-ce qu'on risque ? On est là, autant aller voir. Ben figure-toi que j'ai bien fait, claudiquant à côté de mon p'tit chou : une paire de "genre Birk", violettes. Crapaud me dit attends, je vais t'aider. Le voilà en train de desserrer les brides et de m'aider à les enfiler, à quatre pattes dans le rayon. Ouf, ça passe ! Bon, c'est pas glop mais au moins la couleur me plait. On passe à la caisse, toujours en boitant.

Allez, un p'tit effort et on va à La Halle. Pfff.... On avance comme des limaces et je fusille du regard tous les gens qui s'approchent un peu trop près de moi, à commencer par les gosses et ceux qui manipulent un chariot sans regarder devant eux. On entre dans le magasin et je crois que je vais me mettre à pleurer. Devant moi, des dizaines de merveilles à talon, de petites brides fines et dorées, de jolies sandales. Nan, moi c'est pas dans ce rayon-là que je vais, je vais dans le rayon "Mamie Bancale" au fond à droite. On passe devant trois minettes qui essayent des sexcarpins noirs de toute beauté en arpentant l'allée de long en long pour les tester. Allez, viens Maman, c'est pas pour toi me dit mon fils avec un demi-sourire.

Une première paire de mules noires vernies. Nan, ça passe pas. 
Une paire de chaussures avec des semelles noires très légèrement compensées et deux brides réglables rouges. Crapaud-poilu me dit pfff, Maman, c'est moche. Oui, je sais mais j'essaye. Allez, viens par là Cendrillon qu'il me dit agenouillé par terre pour m'aider à les enfiler. Oh, mais c'est que c'est vachement confortable les chaussures de Mamies Bancales. Ouah, qu'est-ce que je suis bien ! J'avance vers le miroir. Ah non, en revanche ça va pas être possible. C'est juste atrocement moche. No way. Crapaud est mort de rire à l'autre bout de l'allée. 

Il commence à comprendre ce que je cherche et sélectionne deux paires plutôt blanches : la première blanche à bride vernie avec semelle en caoutchouc blanche. La marque me fout les chocottes : Saniflex. Ça sent la mode pour infirmière ça. Ah bah oui. J'ai l'air d'une infirmière bancale. Ah bah nan alors.
Sinon y'a des Croc's me dit-il. Même pas en rêve. Plutôt me traîner pieds nus jusqu'à guérison complète.

Dernière chance : une paire de mules blanc cassé avec des petites fleurs légèrement argentées et un brevet international "reflexologie plantaire". Je savais pas que ça pouvait exister. En fait, y'a des petites bosses au niveau de la semelle intérieure qui sont faites pour stimuler des points de reflexologie (stress, intestins, sommeil, articulations). Elle est pas belle la vie ?

Nan.

Elles ont des scratchs.

DES SCRATCHS.

Je crois que je ne peux pas tomber plus bas. Crapaud-poilu est mort de rire et me dit on dirait une infirmière qui va faire sa vaisselle au camping, t'es sûre ? 
Voilà. Moi qui me bats depuis des années pour essayer de vaincre la mochitude, de paraître à mon avantage malgré les kilos en trop et les rides rebelles, j'ai désormais le look infirmière au camping. Super.

Je les ai prises quand même, je suis bien dedans et j'ai pas le choix. Et comme m'a dit mon fils ouais mais c'est pas grave parce qu'elles vont t'apporter la zénitude avec les petites bosses sur la semelle. Ou elles vont te coller la chiasse, au choix.




7 juin 2013

Nan mais t'as cru qu'la vie c'était un kiwi ?



Donc je vais pas y revenir parce que ça nous a tenu la semaine cette petite aventure, mais je peux te garantir que l'arrachage de l'ongle de l'hallux, c'est pas le truc le plus sympa qui me soit arrivé.

La vie c'est pas un kiwi quand à cause de ce bordel, je vais ne vais pas pouvoir me chausser normalement pendant des semaines. Des mois si ça se trouve. Je suis en train d'envisager de porter des claquettes de piscine c'est pour dire. Le Dieu de la Fashion va me précipiter aux enfers et je vais à tout jamais être maudite mais je ne sais pas si j'ai le choix. Nan mais de la claquette de piscine, WTF ?!
Je vais surfer sur ebay pour en trouver des fashion, des belles, à fleurs ou des dorées. Tout sauf de la bleue marine et blanche avec des picots. Ou des Croc's.
Je vais vomir.

La vie c'est un kiwi quand il a fait beau toute la semaine, enfin je crois vu que j'ai passé presque ma semaine à dormir à cause des antalgiques qui assommeraient un hippopotame sous ecstasy. Hier, en allant à l'hôpital avec Belle-Maman, j'ai pu étrenner ma nouvelle pitite robe toute mimi que j'ai achetée en douce. En très douce même. Corail, avec des petits points blancs, je pense que ça va être ma nouvelle meilleure amie de l'été. Kiwi !

La vie c'est pas un kiwi quand je confirme que c'est pas parce que je suis totalement handicapée de la marche que les mecs se sentent concernés par la vie de la maison. Le linge est toujours géré par le panier magique. Mais si tu sais, c'est Miss F. qui m'a appris comment il s'appelait le panier de linge : le panier magique. L'homme y met du linge sale et hop ! abracadabrasuperfragilistik ! les caleçons et les tee-shirts arrivent tout propres dans l'armoire. Trop génial. Toi aussi tu as un panier magique, je suis sûre...
Les courses non plus ne se font pas seules mais comme je ne  peux pas conduire, on va bientôt faire cuire les clayettes du frigo à la plancha pour le dîner. Ou alors inaugurer une nouvelle sorte de fusion food : un seul cornichon (celui qui flotte toujours tout seul dans le bocal entouré par ses petits grains de poivre), émincé avec un demi-citron sec, assaisonné de curry verte en pâte force mille et d'une carotte racornie. Un délice !

La vie c'est un kiwi quand cette semaine toute votre sollicitude m'a été droit dans l'émotion. Merci à tous.

La vie c'est pas un kiwi quand avec la relative chaleur de cette semaine sont revenues... les mouches. Les joies de la campagne, de partager le village avec des vaches. Je hais les mouches. Moins que le melon dans la salade de fruits mais quand même pas loin.

La vie c'est un kiwi quand on a mangé notre première pastèque de la saison. Pas encore totalement pleine de sucre mais avec un goût d'été certain. Ça plus le rosé dont je descends gaiement des bouteilles "pour faire venir le soleil". Pas des bouteilles d'un coup mais à raison de deux verres tous les soirs.... ça descend.

La vie c'est pas un kiwi quand je loupe ma répète de samba et notre représentation de samedi matin. Pffff... j'ai pas envie ! Je veux jouer avec mes amis. Je suis vénère.

La vie c'est un kiwi quand j'ai réussi mes muffins à la myrtille. Après l'échec cuisant de la semaine dernière (vu sur Facebook) et qui se traduisait de la sorte (la photo du bas, c'est la mienne ) :




La nouvelle version et sa recette sont visibles à l'annexe, avec quelques autres photos prises dernièrement dont une de moi où pour une fois, je me trouve pas mal. A ce propos, je ne saurais que trop conseiller pixlr, un formidable outil sur ordi ou sur téléphone qui permet de faire de n'importe quel cliché une oeuvre d'art.

Allez, des bises



29 mai 2013

L'objet du désir



Ce week-end, j'ai mis des vêtements en vente sur Le Bon Coin. Des trucs trop petits. Je préférerais en mettre des trop grands mais que veux-tu, j'ai pas ça dans ma garde-robe. On ne va pas continuer sur ce terrain, je vais me mettre à pleurer.

J'ai donc mis des vêtements et une paire de chaussures. Une paire d'escarpins absolument fabuleuse, achetée par un jour de soleil terrible. Je ne peux donner que ça comme explication raisonnable à cet achat désespérément compulsif... le soleil avait dû taper trop fort. Mon amie Tournelune est témoin, elle était là ce jour-là. Les divines m'ont sauté dessus et j'ai craqué instantanément.
Le big crush.

Je les ai enfilées... Misère ! Elles m'allaient parfaitement... Divines, prodigieuses, féminines, tendances... Tellement pas moi... A un prix soldé encore plus indécent que leur prix d'origine.
Pourquoi est-ce que je les vends alors ? 
Parce que je ne peux pas marcher avec. Ben oui, c'est crétin, hein ? 
Des talons de 11,5 cm, fins comme une cigarette, un patin pour surélever l'avant mais qui engendre une stabilité toute relative. Ce sont des escarpins à porter pour rester debout sans bouger, avoir un chauffeur qui te dépose à l'entrée de la soirée et surtout, surtout... ne pas vivre dans une ville dont une rue sur deux est pavée. Voilà.
Je les ai portées quatre fois à la maison pour faire la bimbo avec les copines et un jour, je les ai mises avant de descendre à la pause café au boulot, pour le fun. Alors, à force de mourir de chagrin dans leur boite, je me suis dit qu'elles pourraient trouver une nouvelle maison et une nouvelle propriétaire.

J'ai donc mis une annonce avec cette photo.


Depuis, les messages et les coups de fil s’enchaînent.

Un premier message : Puis-je avoir des photos des chaussures "portées" ? 
Je ne sais pas si c'est un homme ou une femme qui pose la question et j'avoue qu'à ce stade, je m'en fous... Je me démerde pour faire une photo avec "chaussures portées". Je passerais sur le fait que c'est pas easy-easy de se photographier soi-même les pieds pour qu'on voie les chaussures mais... passons. Mon coeur saigne de douleur lorsque je les enlève... Un déchirement.

Un appel téléphonique hier. Un homme. 
"Bonsoir, c'est bien vous qui avez mis en vente des escarpins à talons ?"
Oui
"Avez-vous à vendre des bottes et des cuissardes avec des talons de la même hauteur ?"
Soupir légèrement chevrotant.
Heu... non.
"Merci, au-revoir".
Là, j'ai commencé à me dire que la question était un chouïa bizarre mais... admettons.

Message hier soir. Je te le recopie intégralement.
bjr, je serai intéréssée juste une petite question,
tiennent elles bien aux pieds pendant les
moments coquins?
Cordialement Anne

...

...

Voilà voilà.

Je dois avouer que là, j'étais un peu ennuyée pour répondre. Je pense que oui mais imagine que la personne en question envisage d'enchaîner un tête-à-queue avec un grand écart facial sur pivot central, je crains la sortie de route.