31 juil. 2014

Quand lama fâché, lui toujours faire ainsi




Vision réjouissante du matin.
Un mini-cirque (deux caravanes, une remorque et quelques animaux) a fait étape sur un terrain plus ou moins vague en face de mon bureau.

J'ai fait deux fois le tour du rond point pour revenir sur mes pas. J'ai ralenti et je me suis fait traiter de connasse (sans doute) par un type en marcel blanc dans une camionnette, parce que je roulais trop lentement. J'en ai profité pour lui dire d'aller tester de nouvelles expériences sexuelles avec sa grand-mère.

Je me suis garée, j'ai fait quelques pas dans les hautes herbes humides et le lama m'a fait un sourire. Note bien que je pense sincèrement qu'il y a un créneau à prendre pour l'orthodontie des lamas. Peut-être que finalement, Crapaud-poilu pourrait plutôt faire ça comme études, à mon avis, ça doit rapporter pas mal.

Vas-y baby, donne-moi ton meilleur profil, c'est pour aller sur l'internet mondial.


Comme c'est un artiste professionnel, il s'est exécuté de bonne grâce, sous l'oeil de sa copine qui me regardait d'un air dédaigneux en se demandant ce que cette pouffe avec son top orange, qui n'a rien à envier aux plots de la DDE, pouvait bien vouloir à son beau chéri.

Je ne me suis pas trop approchée quand même, j'avais pas envie de traîner toute la journée un jet de salive pas claire sur mon pantalon blanc et même s'il avait l'air plutôt amical, si ça se trouve, il s'était frité cette nuit avec le chameau pour une histoire de pissenlit "que tu veux jamais partager, gros égoïste".


Note bien qu'il avait l'air plutôt paisible le chameau. Qui est un dromadaire d'ailleurs. Enfin je crois.

Voilà. tout ça n'est pas sensationnel, j'en conviens aisément mais découvrir un mini-cirque qui faisait une pause au beau milieu de ma zone industrielle ce matin, franchement, ça m'a mise en joie.

A demain pour le dernier kiwi avant ma pause portugaise. Je suis allée acheter hier un guide de conversation de voyage. J'ai déjà appris les trois phrases essentielles.

- Bom dia
- Uma cerveja, se faz favor
- Obrigada



29 juil. 2014

Sentir son parfum le matin



Tous les matins, j'arrive au bureau et je croise un de mes collègues qui arrive à peu près à la même heure que moi... 

On se fait une bise de bonjour et je le respire, discrètement.

Je n'ai pas envie qu'il me voit le sniffer, je n'ai pas envie de le mettre mal à l'aise.

Tous les matins, j'ai une bouffée d'amour et de nostalgie.

Pas pour lui.

Pour celui qui, il y a si longtemps portait le même parfum, reconnaissable entre mille.

Tous les matins, je pense à lui après une bise de bonjour.

Il portait ce parfum comme un étendard, comme sa différence des autres de son âge, plus portés sur des senteurs moins typées, plus passe-partout, des odeurs fraîches d'après-rasage de jeune homme, sans aspérité.

Lui avait choisi cet odeur épicée, tellement différente.

Tous les matins, respirer ce parfum me bascule des années en arrière. Je me dis que personne d'autre que lui ne devrait avoir le droit de le porter, je me dis que c'était sa marque, sa signature. 
Les évocations provoquées par les odeurs sont puissantes, les empreintes laissées par les odeurs sont souvent inaltérables et ont la faculté de te faire revenir dans le temps avec une précision incroyable : l'époque, l'atmosphère, les personnes présentes, parfois même les vêtements portés. Tout te revient dans la figure avec joie, ferveur, émotion ou tristesse. Tout te revient d'un coup. Certains jours, c'est gai. Certains jours, c'est une grande gifle.

Tous les matins, tout me revient. Son sourire, sa présence, ce parfum différent.

Je prends une bouffée de son parfum, elle m'accompagne jusqu'en haut de l'escalier. Je souris. Puis la vie reprend son cours.

Cela fait 23 ans qu'il est parti, que la vie a repris ses droits et pourtant, une simple bise de matin me confirme tous les jours à quel point il me manque.




28 juil. 2014

Happy monday

Crédit photo : Favimages.net


Anecdote du matin

Je suis bluffée par mon cerveau. Non pas que mon intelligence de blonde soit particulièrement remarquable, surtout lorsqu'il fait chaud d'ailleurs, mais disons que j'ai été assez stupéfaite par sa présence d'esprit en ce lundi matin.

Je n'ai pas résolu d'équation mathématique.
Je n'ai pas trouvé de solution pour résorber la crise économique ni pour faire que mon vernis à ongles tienne même quand je fais la vaisselle SANS GANTS.
Je n'ai pas découvert la formule de vaccin anti-tête de nœud ni de pilule magique qui insufflerait de la bienveillance en chacun de nous.
Je n'ai pas trouvé de solution miracle pour que mes cheveux soient en permanence lisses et soyeux même quand j'ai transpiré comme une vache toute la nuit.

Nan.

Mais je me suis réveillée comme une fleur à l'heure requise, à 6h45 pétantes, alors que j'avais oublié de mettre mon réveil.

C'est pas génial ça ?!

Comment mon cerveau est-il capable de se dire que ce n'est pas parce que tu as oublié de mettre ton réveil que tu vas en profiter pour avoir du rab' de sommeil, grosse vilaine ?

Je me suis réveillée seule, sans l'aide de la technologie, ce qui me fait dire que la puissance du cerveau humain de la femme de 39 ans (forever) qui n'est pas encore en vacances, est bien plus remarquable que n'importe quel truc électronique.

Human powa.

Bon lundi à ceux qui bossent encore.
Bonne reprise à tous ceux qui eux ont dû mettre leur réveil pour reprendre le chemin de leurs activités normales.
Encore une 'tite semaine et c'est mon tour...