6 déc. 2013

Non mais t'as cru qu'la vie c'était un kiwi ?



Vendredi 6 décembre. C'est la Saint Nicolas !
Ici à La Rochelle, hormis si tu t'appelles Nicolas et que tes potes s'en souviennent, tout le monde s'en fout. Mais chez moi en Lorraine, la Saint Nicolas, c'est la fête... Y'a du pain d'épices, des cadeaux, des défilés, c'est la grosse teuf avant la teuf. Alors j'ai un peu de nostalgie aujourd'hui... Surtout que j'ai été une vilaine fille et que j'aurais bien aimé tâter de la badine du Père Fouettard... Bref.
C'est kiwi la Saint Nicolas. 
C'est aussi le jour de l'anniversaire d'Alexandra qui fut ma plus grande amie du lycée et d'après, que j'ai maintenant perdue de vue. Si jamais elle passe, si jamais tu la connais, dis-lui que je pense à elle.

La vie c'est pas un kiwi quand Nelson Mandela a fini par aller voir ailleurs si la savane était plus verte. 95 ans. La vache... vivre aussi vieux après tout ce qu'il a dû subir comme torture, c'est assez incroyable. Je suis pas suffisamment calée en histoire sud-africaine pour discerner le vrai du faux, le bien du mal mais globalement, il a quand même fait du bon boulot. Et ce matin, ils disaient à la radio qu'il avait surtout su pardonner et tendre la main. Moi je suis pas rancunière, mais je trouve quand même que quand on vous a torturé, quand on a martyrisé votre peuple, le fait de vouloir pardonner, c'est assez prodigieux. 
Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de l'apartheid, Mandela a été libéré en 1990 alors que j'étais encore une petite fille. Oui, bon, ça va, presque une petite fille.... Mais ma conscience politique déjà aiguisée par mes parents savait que c'était vraiment une injustice absolue, quelque chose d'intolérable que de traiter les gens, leur avenir, leur position sociale uniquement en fonction de la couleur de leur peau...
Alors je ne vais continuer dans les poncifs du genre, je pense que mon fil d'actu Facebook va être un grand trombinoscope de Mandela, mais franchement, y'a du respect à avoir pour cet homme-là.

La vie c'est un kiwi quand ce matin, France Inter fêtait ses 50 ans avec les journalistes de la matinale qui se sont succédés depuis les années 80. Leurs voix me sont familières, c'est comme si c'était des membres de ma famille ! J'ai été bercée de France Inter par mes parents, je ne me réveille qu'avec ça depuis que j'ai un radio-réveil et c'est mon écoute du matin dans la voiture. Les voix ce matin à la radio, c'était comme lorsqu'on sent un parfum qu'on n'a pas porté depuis longtemps, ça replonge aussi sec à des époques différentes de sa propre vie, des images, une ambiance. C'est bon la nostalgie parfois.

La vie c'est pas un kiwi quand mon Crapaud est dans le fond du trou. Malade comme un vieux chien depuis deux jours à base de bronchite avec un peu d'asthme en toping et de la trachéite pour décorer. Traitement de la mort et ça fait deux jours qu'il loupe le lycée. Je crois que c'est la première fois.... Pauvre petit chou. Je l'ai pris dans mes bras ce matin pour lui faire un bisou qui soigne. Comme à chaque fois, je suis heurtée par le fait que mon bébé a le corps d'un homme, musclé, compact, et que le bisou qui soigne se fait maintenant sur une joue qui pique....

La vie c'est un kiwi quand c'est ce soir la grande fête de Noël de de la boite. La fête de l'Espace... (tu entends la musique de Star Trek ?) On est plus de 300 et mon déguisement est presque prêt. Il me reste à transformer des escarpins vernis en chaussures de l'espace et à réussir à décoller de bonne heure ce soir pour aller faire mon maquillage et ma coiffure de l'espace. Si vraiment t'es sage, t'auras une photo. J'espère qu'on va bien s'amuser, en tout cas, on a prévu une super déco, des belles lumières et des surprises (je peux pas trop raconter, j'ai des collègues qui traînent leurs côtes par ici...) (chut).

La vie c'est un kiwi quand bien entendu tu as déjà écouté la chanson de Pharrell Williams qui s'appelle Happy. Bien entendu. Elle fait partie de la BO de Moi, moche et méchant II. Elle est juste hallucinante de groove bien senti et parfaite pour faire se tortiller sur sa chaise, dans la rue, dans la bagnole, aux chiottes. A écouter en boucle surtout si tu as le moral chiffonné.



La vie c'est un kiwi quand la perspective de déjeuner avec Hélène me fait un grand plaisir. Elle a le sourire le plus extraordinaire que je connaisse et c'est comme un soleil. La vie c'est un kiwi quand le sourire d'une amie te donne la pêche pour la journée.

La vie c'est pas un kiwi quand j'ai laissé trainer mes pauvres yeux sur Ice Show sur M6. Aïe. J'avais vu une bande-annonce au cinéma (oui, oui, au cinéma), on aurait dit une superproduction hollywoodienne. Le résultat est complètement nase. Quant à ce pauvre Candeloro avec son crâne qui se dégarnit aussi vite que ses neurones, ses remarques sexistes et à la limite racistes avec Surya Bonaly et ses allusions sexuelles sans finesse ni doigté (hin hin), il est pitoyable. Même la potiche Rotenberg rit jaune à chacune de ses sorties. Nase de chez nase et pourtant je suis bonne cliente pour le patinage artistique d'habitude...

La vie c'est un kiwi quand samedi soir, y'a l'élection de Miss France et que je me réjouis à l'avance des commentaires qu'on va faire avec Crapaud-poilu. Je sais que je vais encore m'énerver quand je vais l'entendre dire "oh non, pas celle-là, elle a un gros cul" en parlant de filles qui sont juste sublimes. Après, je vais m'efforcer de lui faire comprendre que critiquer le physique des gens n'apportent rien et que franchement, elles sont merveilleuses. Sauf l'autre là, qu'a un œil de poisson rouge neurasthénique. Ben quoi ?
En vrai, j'aime bien, à part Foucault et son éternelle mèche qui volette au gré des ventilateurs 6000 watts et Delon qui est décidément un vieux pervers réac. J'aime bien regarder les jolies minettes, j'aime bien les belles robes (ou les moches), j'aime bien les voir tournicoter, faire des pronostics... 
Ce qui me plairait encore plus, ce serait de voir cette émission avec des copines ! Mais c'est pas prévu pour l'instant... A bon entendeur !

(Bab ?)

Moi je dis qu'on a des chances de retrouver Miss Tahiti, Miss Languedoc, Miss Ile de France, Miss Provence, Miss Rhône Alpes, Miss Aquitaine... Faites vos jeux !

Allez, des bises.




4 déc. 2013

Même assise, je tourne du cul



"Hey, Machine, tourne pas du cul, la route est droite !"

Ça te parle, ça ?

Cette gentille phrase balancée négligemment pas un collégien acnéïque et rigolard, le plus souvent entouré d'une bande congénères, a miné mon adolescence. Le rouge aux joues, je m'obligeais immédiatement à suivre une ligne imaginaire en serrant les fesses ("comme si je devais y faire tenir une noisette sans la faire tomber" disait ma grand-mère, toujours bien intentionnée pour prodiguer des conseils devant faire d'une souillon (ce que je devais être à ses yeux) une parfaite jeune fille, bien éduquée). Surtout ne pas se faire remarquer et surtout pas de cette façon-là.
Aujourd'hui, je m'en fous. De toute façon, mon cul est tellement gros qu'il ne sait pas faire autrement que se dandiner. 

Sauf que... c'est l'hiver et qui dit hiver dit collants. Alors ok, j'avais déjà parlé de ça à la même époque l'année dernière ou celle d'avant (le problème des grosses, des collants tout ça). Ok.  
Mais aujourd'hui, j'ai inauguré un nouveau problème. Attends, tu vas comprendre le rapport...

Mon nouveau problème est celui du collant qui glisse alors que tu es assise. SANS BOUGER. Sans tourner du cul !

Hier, en réunion toute la journée (on parlera une autre fois de l'impossibilité matérielle de faire son travail en étant en réunion toute la journée), mon collant a trouvé le moyen de se retrouver 20 bons centimètres plus bas qu'escomptés à la fin de ladite réunion. A sous-fesses. Ce qui fait que lorsque je me suis levée pour regagner mon bureau et que j'ai constaté l'ampleur du problème, j'ai cru ma dernière heure modesque arrivée. Oh my God, comment vais-je faire pour traverser TOUT le bâtiment afin de réintégrer mes pénates ?... J'étais au bord de l’abîme.

J'en ai déduit que je dois aussi tourner du cul sur ma chaise alors que je suis assise. Ce qui est étonnant puisque je n'avais même pas envie de faire pipi et que ma mycose-sa-mère me fout un peu la paix en ce moment

MAIS dans mon malheur, j'aurais au moins fait une heureuse si elle avait été là : je n'ai jamais marché aussi droit pour retourner à mon bureau, craignant que le moindre mouvement de hanches un peu trop prononcé ne fasse choir le collant au niveau des genoux. 

Et aussi parce que du coup, personne n'a hurlé dans le couloir 
"Hey Armelle, tourne pas du cul, la route est droite !" 

Nan, personne.





3 déc. 2013

Je sais que ça part d'un bon sentiment



Coucou.

Simplement quelques lignes ce matin parce que je voudrais mettre quelque chose au point entre toi et moi.
Blonde paresseuse fait partie de ma vie et dans une certaine mesure, tu en fais partie aussi. Je prends plaisir à lire tes commentaires, à lire les échanges que certains peuvent avoir plus ou moins en aparté. 
Je prends plaisir à écrire et à me savoir lue, sinon, à quoi bon ?

En revanche, ce que j'ai du mal à gérer, c'est la pression que cela procure. Lorsqu'il n'y a pas de billet ici, c'est que je n'ai pas eu le temps d'écrire ou que j'ai eu autre chose à faire, ou que je n'avais rien trouvé de fin à raconter. Blonde paresseuse n'est pas toute ma vie. Armelle a une aussi vraie vie avec ses contraintes, ses joies, ses peines, ses bleus à l'âme et ses moments déconnectés (même si ce n'est pas souvent ;-) ) Putain, voilà que je parle de moi à la troisième personne. Tu vois où ça nous mène ?

Je comprends que pour toi ici, c'est un peu la récréation et que tu peux être déçu de ne rien lire de nouveau. C'est comme ça. Blonde paresseuse doit rester aussi pour moi une récréation et je ne veux en aucun cas que ça devienne une contrainte. Il est des moments où je n'ai pas envie de partager ce qui fait ma vie. Alors s'il te plait, ne vient pas me dire "ben, il est où mon billet ?" 
S'il n'y a pas de billet, c'est qu'il ne doit pas y en avoir. Je refuse d'écrire pour ne rien dire et je refuse que cela soit fait au détriment de choses plus importantes dans ma vie. Et je te promets que s'il doit y avoir une pause un peu plus prolongée, tu seras averti.

Je sais que tu comprendras et j'avais besoin de partager ça avec toi.

Blonde paresseuse, c'est de la futilité, mais de la futilité réfléchie et sincère. Pas de la futilité pour faire du remplissage et ça ne doit pas prendre le pas sur des choses tout aussi futiles mais, à ce moment précis, plus importantes.

Je sais que tu comprendras.

Blonde paresseuse et moi, on te fait des bisous.