5 juin 2013

Se laver... ma nouvelle aventure !



J'ai donc le pied enturbanné avec un joli filet façon résille. Hyper glam puisqu'on voit tout de même trois orteils vernis à travers. 
Pour rester féminine malgré tout et propre tant qu'à faire, il a fallu que je fasse ma toilette. Pas de douche parce que je veux éviter de tremper le pansement, j'ai pas envie qu'en plus mon ongle moisisse. Pas de douche.

Ah oui mais dans la série de la loose, j'ai pas non plus de lavabo en ce moment. Les robinets des lavabos de la salle de bains sont en réparation pour 72 heures, inaccessibles. C'est pas grave, pour me brosser les dents, je le ferai dans la douche. Ben non, patate, tu viens de dire pas de douche.

Il me reste donc la baignoire. Oui mais... comment ? Procédons par ordre.

Les cheveux. Ok, je penche la tête en avant et la rince avec la douchette. Quand je me relève, je suis couleur pivoine et j'ai un peu la tête qui tourne.

Pour le corps... je décide de tenter une position semi-acrobatique. Je m’assois sur la baignoire, sur le grand côté, ma jambe gauche à l'intérieur et ma jambe droite posée sur le rebord d'en face pour éviter que l'eau ne trempe mon pansement. Tu visualises ? Pas facile... je vais te faire un p'tit dessin. 


Je commence par me brosser les dents et au moment de cracher le dentifrice, je me loupe et je me bave sur le ventre. La mousse mentholée dégouline vers mon nombril. C'est frais et pas désagréable. Finalement, je pourrais peut-être me laver entièrement au dentifrice ?...

Donc pour le haut du corps, les dessous de bras et tout, ça va, avec un gant de toilette je m'en sors. Le pied valide aussi, c'est ok. Pour le fondement, c'est plus compliqué. Je me soulève vaguement sur un pied en essayant de ne pas perdre l'équilibre, manquerait plus que je me pète une dent sur la fonte émaillée. Je rince. 

Je finis crevée, le tout m'a pris une bonne vingtaine de minutes, je te fais grâce des essais non concluants (essayer de mettre mes fesses au-dessus de la baignoire, dos à elle) (j'ai failli me retrouver cul par dessus tête avec les oreilles entre les genoux).

Alors oui, je pourrais aussi mettre un sac en plastique autour de mon pied ou que sais-je mais franchement ça me saoule. Déjà que mon pied ressemble à un rôti de porc avec son filet (merci Cécile-Quadra pour la référence culinaire), il ne manquerait que les herbes de Provence, les gousses d'ail et le sac pour que ça fasse une papillote.

Rappelle-moi qui rêve d'un bidet ? Ah, bah c'est moi !



4 juin 2013

Le Kalinox, c'est en vente libre ?



As-tu déjà expérimenté le Kalinox ? Moi, j'ai goûté dans la nuit de dimanche à lundi et je peux te dire que j'ai kiffé. Ce n'est pas un nouveau cocktail, nan, nan, c'est un truc qu'on sniffe et qui te fait partir aussi sec. Ouais, mais je crois qu'on peut pas l'avoir comme ça, moi, je l'ai eu aux urgences.

Je partais me coucher pour finir de regarder les malheurs de Carrie Bradshaw dans mon lit, j'ai éteins les lumières et... je me suis violemment cognée l'orteil dans le pied du canapé. Sur le coup, j'ai pas eu mal, enfin un peu mais bien moins que d'autres fois. J'ai continué mon chemin jusque dans la cuisine et j'ai senti que c'était un peu poisseux. J'ai allumé la lumière. Merde.

L'ongle de mon gros orteil droit était aux deux tiers arraché, la base sortie de sous la peau. 

Ah pardon, tu déjeunais ?

Direction les urgences avec Crapaud-poilu au volant et moi à moitié en pyjama. Pas vraiment, c'était ma tenue du dimanche : pantacourt Décathlon (heureusement que je m'étais rasé les gambettes la veille), un tee-shirt informe, mes savates. Au top. Après environ 1h30 d'attente où ma foi ça allait plutôt bien (tant que je ne regardais pas trop mon doigt de pied), j'ai été prise en charge par une doctoresse charmante qui après avoir vu mon pied et m'avoir demandé comment je m'étais fait ça m'a dit en soupirant "pfff..... je déteste ça les trucs sur les ongles. Je vais d'abord vous anesthésier localement et pendant que ça fait effet, je vais réfléchir à ce qu'on va faire à avec ça".

Ok.

Elle a piqué plein de fois. Le problème de l'orteil, contrairement à  mon cul par exemple, c'est que y'a pas beaucoup de chair, voire pas du tout. C'est hyper douloureux et je te promets que je ne suis pas une chochotte. Et puis elle a été appelée par le SMUR et elle est partie. Un autre a pris la relève. Ni le Docteur Carter, ni le Docteur Greene (RIP), lui il se prénommait Serge.
Il a commencé à toucher le bout du pied, j'ai cru que j'allais tourner de l'oeil. Il a été chercher une autre aiguille plus grosse et m'a injecté un demi-litre de lidocaïne y compris ENTRE les orteils. Inspirer Madame, ça va aller. Et si je te défonce la tronche avec mon autre pied, tu crois que ça va aller ? C'est écrit sur le mur dans la Charte du patient que tu t'engages à prendre en charge la douleur. Tu sais pas lire ?!!
Après encore plusieurs minutes, il a décidé que c'était suffisant et là, il a réinséré l'ongle sous la peau. Inspirez Madame. Inspire aussi toi Ami lecteur, t'es tout pâle. Et puis il a dit : il faut des points de suture pour que l'ongle ne ressorte pas. Ok. Mais là, je sais pas si je vais supporter. J'étais en larmes et rien de pouvait les arrêter, je sanglotais dans ma magnifique étole imprimée léopard verte et noire (une touche de chic malgré tout). J'ai senti passer l'aiguille ET le fil. Je me suis effondrée et là, le médecin a dit "bon, on va pas continuer comme ça !" Ah ? C'est vrai ? Nan parce que je peux aussi tomber dans les pommes si tu veux.

L'infirmier est allé chercher le Kalinox et j'ai découvert un truc de ouf. Il m'a dit "ça va faire comme si vous aviez bu un coup de trop" (comment sait-il que je bois PARFOIS de l'alcool ?). Le masque sur la figure, j'ai inspiré, encore, encore, enc.... Je suis engourdie comme dans du coton, tout à coup calme et détendue, je sens que mon corps est lourd mais je suis consciente, j'entends très bien ce qui se passe autour, les gens parler. L'infirmer me demande où je bosse. Je veux lui répondre... Y'a rien qui sort. A un moment, je sens que ça pique, je bouge un peu, j'ai un peu mal. "Respirer Madame, tant que vous voulez !". Bah, c'est comme pour l'apéro, faut pas me le dire deux fois. La salle tourne à une vitesse vertigineuse mais je contrôle tout, j'entends une autre infirmière parler à côté, il me semble que Mark Greene me caresse l'épaule. Malheureusement, cette incroyable sensation d'apesanteur s'arrête dès qu'il ôte le masque de ma figure. J'ai envie de parler mais ma bouche est un peu pâteuse, je crois que je souris bêtement. Même quand le médecin m'annonce 8 jours d'arrêt de travail  + des antibiotiques + de devoir revenir pour enlever l'énorme pansement et les fils. Je souris parce que j'en ai encore la possibilité... Aujourd'hui, je rigole moins.
Retour à la maison à 2 heures du matin. Épuisée nerveusement. Je ne dors que par épisode de 2 heures, réveillée ensuite lorsque les antalgiques ne font plus d'effet... J'ai mal. 

Je veux du Kalinox encore. On peut pas en avoir une p'tite bonbonne chez soi pour se faire un petit "Inspirez Madame" quand ça ne va pas ?... Allez, vas-y, fais pas ton rat...



3 juin 2013

Question d'hommes : la friend-zone...




Petit à petit, je continue à traiter en Experte (particulièrement douée, intelligente et divinement belle, je le rappelle) les questions posées par les hommes dans le billet qui leur était dédié (Boys, boys, boys... remember ?)

Aujourd'hui, nous allons nous pencher sur la question de LaReco_duVentre, un ami charmant qui se demandait la chose suivante : "Pourquoi le filles préfèrent les bad boys et que les plus gentils finissent TOUJOURS "meilleurs amis" ou "oh non avec toi je ne pourrai pas tu es comme mon frère" (pitain de gentillesse, je pourrai me la foutre au c**) ?" (sic)

Ce qui est curieux, c'est que j'avais eu cette discussion peu de temps auparavant avec un autre ami qui visiblement avait rencontré la même problématique au lycée. Et franchement, je me suis dit que si j'étais tout à fait honnête, je crois bien que c'est ce que vit Crapaud-poilu aujourd'hui... Il a tout un tas de copines, certaines depuis plusieurs années, avec qui il converse des heures durant (en live, en chat, en sms, au téléphone, en mail, en facebook... TOUT LE TEMPS) mais avec qui il ne se passe rien de croustillant (manger des chips, c'est croustillant mais ça compte pas).

Au début, je me suis dit "mais pas du tout !" 
Moi je les adore les mecs doux, romantiques, un peu féminins qui ont l'oeil humide en regardant des films de midinettes. Mais je les aime aussi un peu mâles quand il s'agit de me défendre face à une horde d'ours affamés (i.e. ne pas se laisser griller la place dans la file du McDo), qu'il sache se faire respecter, bordel ! (puisque moi j'y arrive pas).

Mais c'est vrai qu'au lycée.... Au lycée, il est arrivé qu'à une époque je cumule deux amoureux. Simultanément. Bien entendu ils ignoraient tout l'un de l'autre et je vivais cette situation avec une fierté tout à fait inappropriée de jeune donzelle tombeuse de garçons (état totalement étranger à ma condition de fille une peu rondouillarde et pas au top de sa beauté) (mon visage, c'était la colonie de vacances des boutons). 
Le premier était celui sur qui j'avais fantasmé depuis le début de l'année, qui m'avait déjà laissée tomber une fois au premier trimestre et avait brisé mon coeur en mille morceaux eux-mêmes devenus poussière. Les chagrins d'amour du lycée sont meurtriers. Il s'appelait Olivier, était dur avec moi, soufflant en permanence le chaud et le froid.
Le second était un qui m'a fait une cour incroyable, m'offrant mes cafés le midi au Rond-point (troquet d'en face et un peu ma résidence secondaire), m'invitant au ciné, m'écrivant les lettres enflammées, me faisant des cadeaux, me traitant comme une princesse. Tout ce que j'adorerais aujourd'hui, qui me faisait plaisir à l'époque, sans plus... Il s'appelait Christophe.
Un jour, Christophe a su. 
Il savait déjà qu'Olivier m'avait fait souffrir et je crois qu'il venait aussi un peu en guérisseur. Il m'a donné le choix (grand seigneur jusqu'au bout), m'a laissé une semaine pour réfléchir, ne m'a pas harcelée de questions.

J'ai choisi l'autre. Christophe m'a écrit une ultime lettre que j'ai retrouvée chez mes parents l'année dernière où il me dit que c'est dommage, qu'il est fou amoureux de moi mais qu'il ne m'en veut pas. Il me dit aussi qu'il sait que l'autre me rendra toujours malheureuse et que cela le rend triste de savoir que je vais être triste...
Olivier m'a quittée deux semaines plus tard et je me suis retrouvée seule. Pas une minute je n'ai songé retourner vers Christophe qui était pourtant l'un des plus doux garçons jamais rencontré, même encore à ce jour.

Maintenant, je sais que cet exemple n'est pas tout à fait le bon, rapport au sujet qui nous intéresse, puisque le gentil n'est pas resté dans la friend-zone et que je l'ai bécoté sérieux.... A vrai dire, je n'ai laissé aucun garçon dans la friend-zone, trop heureuse quand l'un d'entre eux daignait s'intéresser à moi.
En fait, je crois que la friend-zone, c'est une problématique réservée aux belles nénettes. A celles qui ont le choix de ne voir dans le garçon que l'ami, puisqu'elles se font courtiser par ailleurs. 

Les copines de mon fils sont toutes plus mignonnes les unes que les autres... et ont presque toutes des petits copains. Qui ne sont pas lui. Peut-être que je m'inquiète à tort mais j'essaye de lui faire comprendre de temps en temps que si ça se trouve, les copines pourraient le voir d'un autre oeil. Il me dit qu'il n'a pas envie... Je ne veux pas trop l'ennuyer avec ça.

Alors du coup, c'est à moi de poser la question aux garçons à qui c'est arrivé : comment on en sort de la friend-zone ?...