12 févr. 2013

De la propreté...




Ok, vous allez dire que je tourne un peu en rond question sujet de conversation en ce moment. Oui, mais non. En fait, quand j'ai raconté l'histoire du bidet l'autre jour, ça m'a fait repenser à la perception du besoin de propreté que nous avons, nous les filles.

Je crois que la propreté s'apprend tout petit et qu'une fois plus grand, on répète ce qu'on a vu et vécu chez nos parents. Alors ça peut changer par la suite, mais les réflexes de lavage, la fréquence, l'assiduité, tout ça c'est plus de l'acquis que de l'inné selon moi.

Par exemple chez moi, avec ma mère, on a appris qu'une fille ça se lave l'intimité deux fois par jour. Pas forcément au karcher, mais deux fois par jour. Et la douche, on peut tous les jours si on veut, mais c'est pas obligé, on peut très bien se laver au lavabo si besoin. Ça, c'est ce que j'ai appris.

Dans ma vie d'aujourd'hui, la vérité est que je prends une douche tous les matins (à cause des cheveux surtout) et que je me lave l'intimité en plus tous les soirs, comme les dents (mais pas avec le même ustensile). Tu vas dire que tu t'en fous et tu auras raison. Là où je voulais en venir, c'est que ce qui peut sembler "normal" ne l'est pas pour tout le monde...

Lorsque j'étais en internat (deux ans en pension au lycée, post-bac), la vie en communauté faisait qu'on assistait de façon très précise à la façon de faire de chacune. Je peux te dire que sur environ 50 nénettes dans le dortoir, toutes n'étaient pas des forcenées du gant de toilette... Et ce sans aucune considération de niveau social car les plus sales n'étaient pas les moins bien habillées...

Il y avait celles qui se douchaient de la tête aux pieds deux fois par jour. Celles qui se douchaient une fois par jour. Celles qui se douchaient deux fois par semaine. Et celles qui ne savaient pas où étaient les douches. Tu peux faire beurk, mais c'est la vérité. Certaines filles passaient le matin par les lavabos communs pour se brosser les dents et se mettre un coup de peigne. ET C'EST TOUT. Comment au vingtième siècle (à l'époque, on était au vingtième, oui, je sais... c'est bon !), comment peut-on ne pas se laver pendant une semaine à 18 ans passés ?!

Dans leur chambre, ça puait la transpiration, les pieds, la culotte sale mais ça ne semblait pas les déranger... Moi oui et d'autres aussi bien sûr. Sauf qu'à cet âge-là, c'est compliqué de dire "tu penses pas qu'un tour à la douche serait utile ?" ou même "t'es crade, tu pourrais te laver quand même !" Non, on préférait rigoler en douce et se moquer. Nous n'étions pas très futées, pas très à l'aise, pas très amicales et je me le reproche aujourd'hui.

Je ne peux m'empêcher de penser qu'à cette époque, l'acquis a manqué à ces nanas... Peut-être simplement n'avaient-elles pas été éduquées comme ça et qu'elle ne savaient pas. Alors je m'interroge : c'est ça l'inné ? C'est ne pas se laver et sentir la sardine avariée ? Pourquoi se lave-t-on ? Pour ne pas incommoder les autres ? Moi, si je ne me lave pas, c'est MOI que j’incommode.

En tout cas, des années plus tard, je trouve toujours ça aussi compliqué de faire remarquer gentiment et élégamment à une fille qu'elle ne sent pas bon. Ce que je me demande quand ça arrive, c'est si la personne ne s'en rend pas compte elle-même (auquel cas, on lui rendrait service en le lui disant) ou si elle "se sent" et qu'elle s'en fout et là, c'est vraiment dégueu.
Je ne parle évidemment pas des accidents qui font que des fois on est lâché par son déo, mais des personnes qui sentent mauvais tout le temps.
Je suis très sensible aux odeurs, bonnes ou mauvaises... Et autant je dis toujours à quelqu'un "ouah, qu'est-ce que tu sens bon !" (fille ou garçon)... Autant je ne le fais pas quand ça pue. C'est crétin hein ?

Ça t'est déjà arrivé d'avoir à le dire à quelqu'un ?
Tu en connais des gens qui ne se lavent pas assez ?

Ah, au fait ! En pension, on avait des bidets à dispo, derrière des petits rideaux ;-)




11 févr. 2013

La coopérative du lapsus - épisode 5




Je les mettais au chaud depuis plusieurs semaines. Dans le secret de mon petit carnet (enfin de mon téléphone quoi), je les notais consciencieusement, précisément. J'ai étoffé mon réseau d'indics qui deviennent de plus en plus prolixes. Alors le voilà !

Le cinquième épisode de la Coopérative du Lapsus

Je te préviens, il déchire.


Je rappelle que les phrases citées sont véridiques, le contexte un peu trafiqué et les noms des auteurs jamais révélés (tout comme celui des indics qui se reconnaîtront).

Si tu cliques sur "lapsus" dans le petit tas de mots clés à droite, tu peux aller voir les autres épisodes. On y va.


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Ce type, il est vraiment bizarre, dès qu'il voit une fille en jupe, il ne peut pas s'empêcher de lui faire une réflexion cochonne. Il a vraiment l'esprit détourné.

Détourné du mal ? Ou mal tourné ?


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Dans les sessions de formation, il sont tout le temps en train de nous prêcher la bonne paroisse pour tenter de nous convaincre.

Mais oui, parce que les paroles finalement...


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Oui je sais, on s'est disputé il y a longtemps, mais depuis il y a de l'eau qui a coulé sous le toit.

Mince, un dégât des eaux ! On va devoir coucher sous les ponts...


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Bonjour Madame, j'envisage d'aller me promener dans les environs pour marcher un peu. Auriez-vous s'il vous plait une carte de randonnées GIGN ?

Tenue de commando offerte au bout de 3 cartes achetées !


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Non, mais je lui ai dit "tu comprends, c'est pas possible, ça peut pas continuer comme ça !". De temps en temps, il faut remettre les ampoules à l'heure.

Ben oui, sinon, on voit en retard.


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Nous n'étions pas d'accord, chacune campait sur ses positions, impossible de lui faire changer d'avis. D'un autre côté, c'est à midi qu'on voit sa porte.

Voilà. Encore une histoire de midi 
(l’épisode 4 en avait déjà un, j'ai toujours un doute sur le sens caché de ces phrases).


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Je sais que tu as raison, d'ailleurs avec cet argument, j'apporte une pierre à ton moulin. 

Comme ça, on pourra finir de monter le mur ouest. Super. D'autant qu'on a assez d'eau en ce moment, pas besoin d'en apporter plus...


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Au fait, tu as vu le devis du peintre pour refaire les toilettes ? Nan ? Pourtant, j'ai mis le papier dans ta danette.

Ah oui, c'était de la peinture chocolat il me semble, avec une touche de framboise sur les plinthes.


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Avec cet hiver qui n'en finit pas, j'ai voulu donner un peu de chaleur à la maison, alors j'ai acheté une cheminée en kilt.

Made in Scotland, top quality, mais... en pièces détachées.


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Punaise, ce type là-bas, tu le trouves pas super sexy ? Waw, il a l'air chaud bouillon.

Il super sexy, mais il sent un peu le poulet, non ?


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Je comprends pas pourquoi mon ordi ne s'allume pas, c'est dingue, y'a toujours une nouille dans le potage !

C'est bien meilleur finalement. Parce que la couille, faut aimer, chacun son goût.


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Les gosses n'arrêtent pas de se disputer. L'un veut le jouet de l'autre, c'est le bordel et à chaque fois, ça fait tout un big mac pour les départager.

Le jouet du Happy Meal ? Un vrai mic-mac à monter en tout cas, c'est certain...


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Voilàààààà.

Encore un épisode réussi, je trouve. Vous êtes formidables.




8 févr. 2013

Alors, t'as cru qu'la vie c'était un kiwi?




Coucou. J'ai l'impression que ça fait longtemps qu'on ne s'est pas parlé toi et moi...  et franchement, tu me manques.
Mais là, comme on est vendredi, il est grand temps de se demander si la vie c'est un kiwi... ou si des fois, la vie, c'est pas du tout un kiwi.

La vie c'est pas un kiwi quand je n'ai pas été très présente ici ces derniers temps et j'en suis fort contrite. La faute à mon travail en grande partie. Je l'ai déjà dit, j'ai la chance d'avoir un travail. Par les temps qui courent (comme dirait Alliage), c'est précieux, d'autant que c'est un boulot plutôt pas désagréable, plutôt dans un environnement sympathique, plutôt avec des collègues cool (y'a des cons aussi, je te rassure). Une vrai chance donc. Sauf que parfois, à certaines périodes de l'année, y'a presque plus que ça dans ma vie et ça, c'est pas kiwi. 

La vie c'est un kiwi quand depuis trois matins, je n'ai plus le temps de faire un brushing. Alors je fous ma tête à l'envers (la tête en bas, hein, pas devant-derrière) et je fais vouhouhouhouhouhou avec les sèche cheveux. Je remonte d'un coup en renvoyant le tout en arrière. Je manque de perdre l'équilibre et j'ai la tête qui tourne. Je me raccroche au bord du lavabo, puis je lisse la frange. Et voilà. Alors ok, y'a des gens pas très mignons qui se reconnaîtront peut-être, qui me disent "coucou Frisettes" et qui savent que ça m'agace mais tant pis. Y'a aussi des gentilles amies qui me disent "mais, t'es toute mimi comme ça".... En plus, il pleut presque tous les jours alors passer 7 minutes sur un brushing qui de toute façon sera niqué en une minute trente, le temps que je rejoigne l'entrée du bureau depuis ma caisse, finalement, c'est pas grave. 
Ça me donne un côté un peu sauvaaaaaage. Ou pas coiffée, c'est selon.

La vie c'est un kiwi quand mon p'tit chou a eu 13 au bac blanc de français. C'est cool. Je suis contente.

La vie c'est pas un kiwi quand je ne comprends pas pourquoi désormais, j'ai parfois des nausées en voiture. Avant, je pouvais m'enquiller 400 pages de lecture sur un trajet lambda, sans sourciller. Et là, de retour de Auch (Nevada) avec les grands chefs, j'avais un truc à lire important et au bout de trente minutes, j'ai senti que je commençais à avoir la gerbe. Faut dire que les routes dans le coin ne sont pas particulièrement rectilignes et que le conducteur devait se croire dans GTA4 (ou 5, si ça se trouve y'a une nouvelle version, je suis pas au taquet question jeu vidéo). J'ai vu le moment où prendre la décision de fermer cette lecture était la meilleure de la journée, sous peine de voir mon hypothétique prochaine prime se noyer dans le vomi. 
Ah pardon, tu n'as pas encore déjeuné ?

La vie c'est pas un kiwi quand je vois mes amis noyés de chagrin par le décès d'un parent. Les enterrements, c'est pas kiwi. La mort, c'est le truc que le moins kiwi que je connaisse. Je vous embrasse les doudous.

La vie c'est un kiwi quand la Grosse Bleue est allée chez le Docteur. Elle va mieux. Mon compte en banque, un peu moins. Je confirme que le coiffeur se passera de ma visite ce mois-ci. Et surtout que le sale bruit que j'entendais depuis un moment, ben c'est juste que j'étais presque en train de perdre une roue. Trois fois rien quoi.
Maman, n'aie pas peur, j'ai dit "presque".

La vie c'est un kiwi quand au restaurant l'autre soir, j'ai littéralement fondu pour deux bouchées de dessert. J'ai goûté un sorbet au fromage blanc. J'ai cru que j'allais défaillir tellement c'était bon. Il faut dire que je suis pas très glace en temps normal. J'aime bien la glace mais à petites doses. La glace au yaourt est ma préférée, ce qui explique que je partais avec un bon a priori. Et là, d'un coup, la légèreté incroyable... Ça fondait dans la bouche presque instantanément, avec un petit coup acidulé délicat. Super kiwi...

La vie c'est un kiwi quand malgré les kilos en trop, malgré le fait que je me sente à peu près aussi agile qu'un pachyderme en ce moment, hier avec ma robette en soldes, j'ai eu plein de compliments. Et ça fait du bien dans le fond de son coeur, à défaut de faire fondre le cul.

Et puis je crois que ça fait longtemps qu'on s'est pas collé un petit coup de move ton body. Alors... c'est parti !



Allez, des bises.