31 mars 2014

J'entends rien




Les p'tits chats, pas de billet ce matin. J'avais commencé à écrire hier soir mais je n'arrive pas à aller au bout.

J'ai une otite depuis une semaine et à part me recoller une mycose-sa-race, les antibiotiques n'y ont rien fait. Je suis complètement sourde de l'oreille droite et j'ai mal.

Pas le courage d'écrire des trucs passionnants...

Je vais essayer d'avoir un rendez-vous chez l'ORL en urgence. Et puis chez la gynéco aussi. Et après, j'essaierai de ne pas tromper et de ne pas me coller les ovules dans l'oreille et les gouttes dans la wouachacha.

Je t'embrasse. De loin.



28 mars 2014

Nan mais t'as cru qu'la vie c'était un kiwi ?



Vendredi, le jour où tu te dis que la vie c'est un kiwi, parce que déjà, y'a le weekend qui est presque là...

La vie c'est pas un kiwi quand je me suis trouvée très con samedi soir alors que quelques amis étaient venus moi. J'avais acheté des pizzas créatives chez Picard (newlife, je vais chez Picard) (mais je n'y reste pas longtemps, sinon je vais y claquer ma paye) pour couper en p'tits bouts et picorer avec les enfants. Je mets le four à chauffer, tiens, plus de lumière. Je recommence, ah bah ça recommence... J'appelle mon père qui au vu des symptômes me donne le verdict : y'a un court-jus dans le thermostat. Nous voilà bien. Heureusement, j'ai une gentille collègue qui vit à l'étage au-dessus. J'envoie un texto, elle dit oui et mes pizzas sont allées se faire cuire au deuxième ;-) Et puis finalement, ce n'était pas si grave parce que Do en avait apporté aussi. On va tâcher de faire réparer le four...

La vie c'est un kiwi quand ma collègue J. va rentrer de vacances lundi. A chaque fois qu'elle s'en va, je suis noyée sous le boulot, ce qui prouve bien qu'on a besoin d'être deux, parce que la noyade, bof, c'est moyen. Du coup le soir, j'ai pas trop le courage de me remettre devant l'ordi, mais promis, je répondrai aux commentaires ce weekend !

La vie c'est un kiwi quand demain, on fait notre première sortie de samba. On joue au carnaval de Mouthiers-sur-Boëme (si tu sais où c'est, t'es hyper fort). Et puis tu sais quoi, c'est la première prestation où jouer de mon gros surdo et j'ai un peu les miquettes parce qu'il y a encore deux ou trois trucs que je maîtrise pas des masses. Voire pas du tout.... Et quand tu colles un gros coup de surdo à un moment où il ne faut pas, ben... ça s'entend vachement. Si tu es du coin, viens me faire un p'tit coucou, on y sera à partir de 16h30. Une grosse blonde au surdo, y'en n'a pas cinquante.... ;-)

La vie c'est un kiwi quand j'ai réussi à accrocher toute seule le tableau que j'avais offert à Crapaud-poilu pour son anniversaire. Tu te dis sans doute "ouais, accrocher un tableau, c'est pas si compliqué". Ben si, ça l'était parce que c'est une espèce de cadre en bois plein, sans ficelle, sans attache. J'ai réfléchi, j'ai tournicoté, j'en ai parlé à pause café et au bout du compte, même si ce n'est pas la meilleure solution, c'est une solution quand même ! (j'ai manqué mourir en chutant du trépied, heureusement qu'il y avait le lit pour me rattraper) (je me demande s'il est vraiment droit) (j'ose pas regarder, je risque de faire une syncope).
 J'espère que ça lui fera plaisir ce soir en rentrant...

La vie c'est un kiwi quand ce matin, alors que j'arrivais au bureau avec la paupière un peu bouffie, une collègue qui est toujours hyper stylée me dit "j'adore ta coiffure, c'est très joli les bouclettes". Un compliment sincère, je crois, ça s'entendait dans le son de sa voix (ou alors c'est une super comédienne et on se demande pourquoi elle bosse ici). La vérité, c'est que je me suis levée avec le cheveu bouclé de la nuit (j'ai dû faire des rêves un peu chauds), du coup, j'ai chopé des épingles et j'ai attaché tout ça à la va-comme-je-te-pousse. Ça fait un petit effet coiffé-décoiffé assez mimi je dois dire. Décoiffé surtout. Limite je sors du lit, ce qui était assez vrai finalement.

La vie c'est un kiwi quand Bérengère m'a apporté hier un gâteau d'anniversaire. Il y a environ 8 mois, j'avais trouvé une photo sur Internet d'un gâteau girly-trashy et j'avais dit "haaaaa, je veux le même !" Elle avait dit, ok, je te le ferai. Y'a eu un petit décalage par rapport à la vraie date en raison d'une histoire de RTT mais peu importe, elle est arrivée hier avec ce truc géant. Un gâteau au citron avec plein de couleurs et une spéciale dédicace pour moi... Adorable. J'étais hyper heureuse, ça se voit non ?




Allez, des bises.



27 mars 2014

En travaux



L'inconvénient d'investir un lieu neuf, jamais habité c'est que parfois, comme c'est ici le cas, il n'y a pas de rue. Enfin il y a un passage mais ce n'est que poussière, engins de chantier et gravats.... Pas encore de nom de rue, pas vraiment de places de stationnement pour les invités, pas de trottoir, des trous partout.

Quand il fait chaud : POUSSIÈRE ! Partout... sur le sol, les meubles, ma jolie kikinette table noire laquée sur le balcon est grise en permanence. J'ai déjà nettoyé le dessus du frigo, au bout d'une semaine de vie dans l'appart', c'est pour dire. Normalement, on fait ça au bout d'un an, non ? On en a plein le nez, les poumons, ça vole en tout sens.

Quand il pleut, il faut penser à emporter dans ton sac à main, en plus de tout ce qu'il y a déjà (les papiers, les sous, le baume à lèvres, l'appareil photo, le mètre enrouleur de 5 mètres, le carnet pense-nouille, le Doliprane, les clés, un modèle de vis autoforante à racheter chez Leroy Merlin), il faut emporter un nécessaire à chaussures. Parce que tu marches dans une espèce de bouillasse grise infâme qui cochonne tout et que quand tu arrives au bureau, c'est pas joli-joli. Et je ne te parle pas de l'état de la Grosse Bleue et qui va bientôt devoir s'appeler la Grosse Bleue Mouchetée. Crade.

Tous les jours, des mecs bossent sur la voirie mais je trouve que ça n'avance pas très vite. Je ne dis pas qu'ils ne foutent rien mais... ça va pas vite. Déjà, je suis rassurée, y'a bien un facteur qui passe puisque j'ai reçu hier dans ma boite à lettre un courrier du Ministère Public m'indiquant que j'avais perdu un point sur mon permis à la suite d'un fucking radar. Super.

Depuis hier, on n'a pas le droit de se garer dans notre parking à bite. Depuis le temps que rêvais de la caser celle-là... En réalité, je dispose d'une place de stationnement à proximité de l'entrée du bâtiment qui sera réservée aux détenteurs de la télécommande à bite (celle-là aussi). La raison de cette éviction est qu'ils font les trottoirs aux abords. C'était rigolo ce matin de voir que dans la poudre bleue qui recouvre les graviers du futur béton lavé, y'avait plein de pattes de chien. Ça m'a fait sourire, les mecs de la voirie sûrement moins... J'imagine le clebs se baladant tranquillou sur le produit frais... J'espère que son maître aura pu lui rincer les pattes, sinon, ça va brûler. J'aime bien l'idée que les traces pourraient rester, ça ferait un peu de vie dans ce trottoir gris...

L'autre jour, j'ai fait une bonne action. Je rentrais, il faisait nuit et j'avise près du rond-point une mobylette Sushi Shop et un type casqué penché sur un petit papier éclairé par la lumière de son portable... Je m'arrête à sa hauteur, j'ouvre ma fenêtre et lui demande s'il est perdu. Oui, un peu. Il cherche ma rue... Ma rue qui porte un nom mais qui n'a pas de plaque. Suivez-moi, je lui ai dit. Il faisait nuit mais je ne doute pas que son regard était plein de reconnaissance.

Bientôt la fin de la poussière.
Bientôt un nom de rue.
Bientôt je me ferai livrer des sushis.
Je suis bien.