Le premier kiwi de 2013 est en retard.
Je sais pas si c’est bon signe. A vrai dire, comme je l’avais
indiqué dans un commentaire, je me suis vraiment posée la question
de savoir s’il fallait continuer le kiwi du vendredi….
Après tout, j’en ai fait déjà
beaucoup et je crains l’usure. Pas forcément la mienne (j’ai
toujours des bêtises à dire), mais plutôt la vôtre…
On va dire que ce premier vendredi-kiwi
(qui est un samedi, la faute à ma fucking connexion) de l’année
est peut-être le dernier. On verra. Ça dépend.
Bon. Alors, t’as cru qu’la vie
c’était un kiwi ?
La vie, c’était un kiwi-mais (le
fameux oui, mais…) le 31 décembre/1er janvier dernier.
Super kiwi d’avoir passé la soirée chez moi avec mes amis,
Chouchou d’à peu près bonne humeur, des amis proches, une bonne
soirée. Je me suis fendue la gueule. Kiwi-mais en revanche parce que
je m’étais mis dans la tête de faire des Cosmopolitans pour
l’apéro. J’aime beaucoup ce cocktail avec sa petite couleur rose
tout à fait inoffensive. Sauf que c’est quand même très fort et
qu’au bout de 5, je gloussais tout le temps comme une dinde. Je
n’ai pas vu la soirée passer. Entre le moment où on est passé à
table et le moment ou les presque derniers sont partis,… je ne me
souviens plus trop de ce qui s’est passé. A part que je gloussais.
Réveil catastrophique le lendemain
matin avec une gueule de bois d’enfer. La faute à l’eau-de-vie
de Mirabelle de Lorraine de fin de soirée… Ah bah oui, j’ai pas fait dans la
dentelle.
La vie, c’est un pas du tout un kiwi
quand je ne sais pas ce qui m’a pris de me comporter comme ça dans
le paragraphe du dessus. Je picole souvent en soirée, mais jamais
comme ça. Et c’est pas cool. Enfin y’en a qui rigolent et je crois
que ça va faire un bon motif pour me charrier au moins pendant les
deux prochains mois. Allez-y, allez-y, fendez-vous la gueule…
La vie, c’est un kiwi super fier
quand Marcelle Chose a publié une interview de moi-même (chevilles
enflées, tête comme une montgolfière) sur son blog. Marcelle, elle
commente ici presque tout le temps, avant c’était sous un autre
nom, mais elle était déjà là… Et ça m’a fait vachement
plaisir même si ses questions étaient pas faciles. Alors si tu veux
aller jeter un coup d’œil, c’est chez Marcelle Chose.
La vie, c’est pas un kiwi quand je
vais reprendre le boulot lundi toute seule. Ma collègue de bureau,
la gentille, la cool, l’efficace, elle part en vacances trois
semaines. TROIS SEMAINES. Je vais être toute seule pour gérer le
taff et ça m’angoisse. Pas kiwi. Surtout que ça veut dire que je
vais perdre en souplesse dans les horaires, que Crapaud-poilu va
faire la tronche parce qu’il va sûrement devoir m’attendre
plusieurs fois, que Chouchou ne récupère pas son permis de conduire
avant le 22 janvier…. Je sens que ça va être long.
La vie, c’est pas un kiwi quand mon
reflet dans le miroir le matin me fait peur. Et pas forcément le
matin du 1er janvier avec la gueule en biais. Non, mon
reflet quotidien, celui qui fait que mes poches sous les yeux sont de
moins en moins rétractables, que mes rides sont de plus en plus
présentes. Je ne veux pas. Je veux être lisse. Je veux être sans
pli (au moins sur la tronche). Je veux gagner au loto pour me faire
faire une ou deux interventions parce que ma figure me déplait en ce moment. Pas kiwi.
La vie, c’est un kiwi grassouillet.
Grassouillet est un gentil petit mot qui ne correspond pas du tout à
la description de mon anatomie en ce moment, le constat post-fêtes
étant dramatique. Grassouillet s’applique au mieux à mon menton
ou à mon coude, pas du tout à mon bide et encore moins à mon cul.
Vivement que je reprenne le boulot pour reprendre une hygiène de vie
exempte de chocolat, stollen et autres douceurs mortellement
délicieuses. Brocoli, endives, fromage blanc, bientôt mes meilleurs
amis… Je suis une amie hypocrite, je vais te dire bonjour de face,
mais dans le dos, Brocoli, je vais t’en foutre plein la gueule.
La vie, c’est un kiwi mort de rire
quand au détour d’un énième TOP 50 spécial années 90, j’ai
redécouvert une chanson que j’adorais. J’aime son rythme un peu
saccadé, je me trémousse tout de suite…. Sauf que j’avais
jamais compris ce que ça disait les paroles (enfin quelques unes
mais pas toutes). Et là… la lumière. Morte de rire.
Don’ want a short dick
man.
Évidemment.


